La baute Autriche donne 99
La basse Autriche 99
La province de Salzbourg 101
Le Tyrol et le Vorarlberg io4
La Bohême * 9^
La Moravie 99
La Silésie. 9^
Moyenne
99 sur 100.
Il y a lien (le penser que des difficultés locales, la dissémination des habitants,
les mœurs plus barbares encore qu’on ne le saurait croire, dans quelques
parties de l’empire, sont les obstacles qui, pour certaines provinces, rendent
les efforts du Gouvernement en partie infructueux.
A ce sujet, il n’est pas inutile de signaler une difficulté spéciale que l’enseignement
primaire rencontre et doit vaincre dans l’empire d’Autriche, composé
de populations si diverses. Outre la langue générale de l’Etat, cet enseignement
doit être donné dans dix-huit autres idiomes locaux, qui forment la véritable
langue maternelle des enfants.
G es langues ou idiomes sont : le bohémien, le hongrois, l’italien, le polonais,
le slave, 1’illy ri en serbe et croate, le ruthène, le roman, le bohémien allemand,
l’italien allemand, le polonais allemand, l’illyrien allemand, le slave
allemand, l’illyrien italien, le hongrois roman, le hongrois ruthène et autres.
Les instructions prescrivent formellement de donner l’enseignement primaire
dans ces idiomes.
ÉCOLES INDUSTRIELLES (GEWERBESCHULE) OU ÉCOLES DE PERFECTIONNEMENT
POUR LES APPRENTIS ET AUTRES OUVRIERS.
Ces écoles, que l’on désigne en Prusse et dans une grande partie de l’Allemagne
parle nom de Fortbüdiingschilen, dont le sens est celui du titre que
nous leur donnons ici, sont appelées en Autriche Gewerbeschulen, ou écoles industrielles.
La confusion que ces significations différentes de nom peuvent occasionner
cesse lorsque l’on examine le but, les conditions et la marche de
l’enseignement qui est donné dans ces établissements.
Leur création en Autriche, et à Vienne en particulier, ne remonte qu’à
l’année i85y, époque à laquelle se forma, avec l’approbation du Gouvernement
et le concours de la ville, la société industrielle.
Les membres de cette société s’imposèrent en principe l’obligation d’envoyer
leurs apprentis, au moins pendant la dernière année de leur temps d’appren-