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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
qu’ils oui fini de manger. La transmission, il est vrai ne
cesse pas de marcher.
Exprimons cet état de choses en disant qu’on ferme
un œil, au moment du déjeuner et du goûter, en tant que
la qualité du travail n’a pas à en souffrir.
Pour ce qui est des journaliers, c’est-à-dire tous les
ouvriers qui ne travaillent pas à l’accord, ils travaillent
ainsi que nous venons de le voir, au maximum 10 h. 1/2,
très souvent 10 h. 1/4. et souvent 10 heures seulement,
dans les fabriques travaillant officiellement onze heures
par jour.
Il faut reconnaître que le texte de la loi sur le travail
n’est pas rigide ; il laisse la porte ouverte à bien des
adoucissements qui, en somme, font le bonheur de tous
les intéressés.
C’est nuire à une industrie que de la réglementer
étroitement. La loi la mieux étudiée ne parviendra ja
mais à prévoir ni surtout à régler toutes les situations qui
peuvent se présenter ; à notre époque surtout. Elle risque
de multiplier les conflits au lieu de les éviter ; le résultat
qu’elle atteint sûrement, est de rendre désavantageuse à
certains moments, la situation des industries qu’elle
concerne, par rapport à celle des pays voisins ou des
pays qui lui font concurrence sur les marchés exté
rieurs.
Dans une réunion tenue à la fin de 1905, le syndicat
central des industriels allemands, à l’unanimité moins
deux voix, vota la résolution suivante :
(( Le syndicat central se prononce énergiquement
conti e toute nouvelle réduction des heures de travail des
femmes (actuellement fixées à 11 heures) par le moyen
d une loi. il demande, — en vue de pouvoir, à notre
époque si changeante, concourir plus facilement, — d’a-