L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
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Dans l’exemple ci-dessus, l’assuré est devenu invalide
après 16 années d’assurance pendant lesquelles il a paye
comme cotisation, en tout, 800 X 15 cent. = 120 francs
(car son patron a payé la deuxième moitié, soit aussi
120 francs — de la cotisation totale de la IV o classe, qui
est de 30 centimes par semaine). Pour ces 120 francs payés
en 16 ans, il reçoit pour le reste de ses jours une îcnU
annuelle de 272 fr. 70, sans compter les soins dont il a pu
être l’objet avant son invalidité. Grâce a la demi-cotisa
tion payée par le patron et à la somme fixe de 62 lianes
fournie par le Gouvernement, celle assurance ollic a
l’ouvrier des conditions d’un avantage tel, qu à beaucoup
près, il ne les trouvera nulle part ailleurs.
Nous venons de voir ce qui concerne un ouvrier de
venu invalide, d’au moins 66 %, à un âge quelconque;
car dans l’exemple choisi, il se pourrait que cet invalide
n’eut que 33 ans, s’il était assuré depuis l’âge minimum
de 16 ans.
Voyons ce que cette assurance devient pour la vieillesse.
Les conditions requises pour toucher une rente de
vieillesse sont :
I o Avoir atteint l’àge de 70 ans;
2° Avoir payé sa cotisation pendant au moins 1200
semaines = 23 ans.
Cette dernière condition n’est encore remplie par per
sonne, attendu que la loi elle-même n’a pas cet âge, puis
qu’elle ne date, comme application, que du 1 er janvier
1890.
On y remédie provisoirement en diminuant le mi
nimum de 1200 semaines d’autant de fois 40 semaines
que l’assuré comptait d’années au-delà de l’àge de 40
ans, au moment de l’entrée en vigueur de la loi.