ASSURANCES GOUVERNEMENTALES
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240 millions de francs. Elle a dépensé en 1904,148.355.000
marks (185 millions de francs), dont 105.000 000(131 mil
lions de francs) pour rentes d’invalidité, 2.634.000 marks
(3.300.000 francs) pour indemnités ou rentes provisoires
aux malades ayant dépassé les 26 semaines de maladie et
considérés comme passagèrement invalides. Elle a payé
^0.868.000 marks (26 millions de francs) de rentes de
vieillesse ; elle a remboursé 7.858.000 marks (9.800 000 fr.)
( lc cotisations versées, à des ouvrières qui se sont mariées,
aux veuves ou orphelins de membres décédés, etc.
Elle a utilisé 10.908.000 marks (13.650.000 francs) pour
traitements spéciaux de malades ainsi qu’il a été expliqué.
Les malades tuberculeux ont absorbé environ les deux
Hers de celte somme. Enfin, à fin 1904, la fortune de ¡’ad
ministration de l’assurance, c’est-à-dire son fonds de ré
serve légal, se montait à 1.160.405.000 marks (1.440.000.000
( le francs), dont environ 675 millions en espèces et va-
|eurs, le reste, en prêts aux communes, hypothèques et
immeubles. La loi exige cette colossale réserve pour que
1 assurance puisse faire face aux nécessités en cas de
guerre.
Depuis 1891 jusqu’à fin 1905, elle a fait droit à
1-292 833 demandes de rentes d’invalidité définitives ; à
">1.578 demandes d’invalidité provisoire (après 26 se
maines de maladie), et à 437.894 demandes de rente de
Vl eillesse, ensemble 1.785.305 cas, dans lesquels elle a
accordé une rente.
Lu fait qui prouve à quel point dix années de pratique
°m rendu populaire la loi d'assurance d’invalidité, est,
( |Ue la loi du 22 juin 1889 concernant cette assurance et
fiui était dénommée alors « Loi sur l’assurance contre
invalidité et la vieillesse » n’avait été votée qu’à 20 voix
e majorité. Elle avait rencontré à ses débuts, passable-
ment de mauvaise volonté; les socialistes, notamment,