ASSURANCES GOUVERNEMENTALES
131
Mais, d’une part, les rentes d’invalidité sont relative
ment peu importantes ; de sorte qu’un homme valide
encore les recherche d’autant moins, que celui qui ob-
hent une pension ne paie plus de cotisation ; donc sa
carte-quittance lui est retirée. Et il a bien peu de chances
d obtenir du travail sans la présentation de sa carte,
par conséquent, d’avoir l’occasion de gagner un salaire
convenable en outre de sa pension. Tant qu’il est valide,
1 ouvrier tend en général beaucoup plutôt à éviter d’être
pensionné.
Les industriels reconnaissent certainement les bons
effets de la loi d’assurance, puisque, loin de chercher à
1 entraver, et malgré le supplément de dépenses qu’elle
représente pour eux, un grand nombre d’entre eux, soit
Sociétés par actions, soit affaires privées, fondent des
caisses de pension destinées à compléter celles servies
Par l'Etat et proportionnellement au nombre d’années
passées par l’ouvrier dans l’établissement. Une statistique
evalué à 27 millions de marks (33.800.000fr.) les sommes
données par l’industrie allemande dans ce but ou pour
des œuvres analogues, en 1898. En 1899, ces donations
atteignaient 39 millions de marks (48.750.000 fr.) ; et près
de 50 millions de marks (62.500.000 fr.) pour les 10
Premiers mois de 1903.
Lisons encore que cette loi a cherché, dans la mesure
dupossible, à enrayer l’importation d’ouvriers étrangers,
0tl ce qu’une décision du 21 février 1901 oblige le patron
a payer entièrement les cotisations concernant les ou-
' llers étrangers qu’il occupe et que la loi l’oblige à assu-
lei ' sur le même pied que les nationaux.
Lniin, les capitaux immenses dont dispose l’adminis-
tration de l’Assurance, permettent ou facilitent la cons
truction et l’installation de logements populaires à bon
Marché, de maisons de convalescence, bains populaires,