ÉTABLISSEMENTS
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ù raison de une demi-bouteille par personne, au maxi
mum. L'arrêt de 1 b. 1/2 à midi, permet aux femmes de
préparer le diner ; dans les fabriques qui n’arrêtent que
pendant une heure à midi, la loi autorise les femmes qui
ont un ménage à soigner, à sortir dès 11 h. 1/2.
Les conditions de vente des tissus sont 30 jours et 2 %
elles résultent d’une convention entre fabricants ; mais
cette convention ne s’étend pas jusqu’à réglementer les
prix, elle ne touche que les conditions.
La cotisation pour la caisse des malades est de 2 % des
salaires ; l’ouvrier paie 1 1/3 %, et la fabrique 2/3 «*/<> des
salaires; cette cotisation est très faible, mais elle suffit aux
besoins, la caisse possédant un fonds de réserve dont les
intérêts viennent s’ajouter. On n’accepte de nouveaux
ouvriers qu’après attestation du médecin de fabrique
constatant une santé suffisante.
La fabrique possède une crèche pour enfants de six
«lois à trois ans. Les mères apportent leurs bébés le ma
tin et les remportent le soir. On les soigne, on les baigne,
ies nourrit au lait stérilisé (Soxhlet), on les change de
’vêtements à leur arrivée et on ventile ceux qu’ils avaient
apportés et qu’on leur remet le soir avant le départ. On
ics tait dormir et on les amuse ; ils sont appétissants.
Les sœurs sont chargées de ces soins, pour lesquels on
Aclame aux parents la moitié du prix coûtant.
Une salle d’asile gratuite, réunit les enfants de 3 à 6
a ns ; enfin, une école gratuite donne l’instruction aux
enfants des ouvriers entre 6 et 14 ans.
La plupart des ouvriers possèdent un champ et le cul
tivent.
La fabrique met à la disposition des familles, des lo
gements comprenant 3 pièces et une cuisine, avec jardin,
P°ur 5 à 6 marks par quinzaine, soit 130 à 156 marks par
an (162 à 195 ir.).