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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
ment spécialement construit, soigne les tuberculeux de
la colonie ouvrière et des villages environnants. Par ses
soins, le linge de tous les contaminés est collectionné et
lavé ; des crachoirs portatifs, des antiseptiques sont dis
tribués gratuitement ; les recommandations relativement
à la contagion et aux précautions à prendre pour l’éviter,
etc., sont affichées dans les logements.
Des bains et des douches sont à la disposition des ou
vriers.
Deux cuisines permettent aux ouvriers de se nourrir a
bon marché. L’une délivre, le matin, des portions de
café au lait, à raison de 5 pfennigs (6 % cent.) ou de lait
pur à raison de 6 pfennigs (7 %, cent.), la portion est de
4/10 de litre. Elle revient en moyenne à 11 pfennigs
(13 % cent) à l’établissement.
L’autre délivre, à midi, des repas chauds. Un demi-
litre de soupe avec pain, 125 grammes de viande, et
addition de légumes, tels que riz, pois, haricots, se vend
13 pfennigs (15 % cent.), , elle revient à 17,4 pfennigs
(21 % cent.) à l’établissement.
Il s’en distribue annuellement environ 36.000. On dis
tribue aussi de 25 à 26.000 portions de légumes vendues
5 pfennigs (6 % cent.) et revenant au prix de 6,5 pfennigs
(8 cent,).
Des sœurs visitent les ménages ouvriers et donnent
aux ménagères des conseils, relativement à la prépara
tion des aliments, l’économie du ménage, la couture, ré
paration du linge et des vêtements, etc.
Deux sociétés coopératives font un chiffre d’affaires d en
viron 100.000 marks (125.000 fr. >, et distribuent un
dividende de 10 à 12 pour cent aux participants.
Deux bibliothèques possèdent 15 à 1.600 volumes, dont
environ la moitié est constamment en circulation.
Trois salles permettent aux jeunes filles de se réunir