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I.INDUSTRIE COTONNIERE EX Al.l.EMMINE
1° Pour les jeunes gens, à partir de Page de 14 ans,
elle crée des livrets de Caisse d’épargne portant 6 % d’in
térêts. A l’àge de 20 ans, après que pendant six années
ils ont régulièrement, chaque quinzaine, versé la somme
de deux marks (2 fr. 50), ils possèdent, intérêts compris, la
somme de 330 marks (412 fr. 50). Si le jeune homme devient
soldat, son petit capital reste à la Caisse d’épargne, intact,
et la fabrique s’engage à lui envoyer, pendant deux années
de service une somme de cinq marks (6 fr. 25) par mois.
Au retour du service, le jeune homme rentre à la fabrique
et continue ses versements. S’il se marie, il reçoit une
prime decent marks (125 francs), et il possède alors au
minimum 430 marks (537 fr. 50) pour monter son ménage,
au cas, bien entendu, où il a travaillé sans autre interrup
tion que son service, dans la maison, depuis l’àge de 14
ans. 11 peut d’ailleurs à chaque moment retirer son capi
tal; mais alors il n’a plus droit aux primes.
Ceux qui ne font pas de service militaire, après huit
années de travail à la fabrique cl épargne régulière de
2 marks (2 fr. 50) au moins par quinzaine, reçoivent une
prime de 150 marks (187 fr. 50).
2- Pour les jeunes filles, même système d’épargne de
2 marks par quinzaine, à partir de l’àge de 14 ans. A
20 ans, elles possèdent 330 marks (412 fr. 50). Si elles se
marient, la fabrique leur paie une prime de 180 marks
(225 francs); elles ont donc une somme d’au moins 510
marks (637 fr. 50) pour se mettre en ménage. Si elles ne
se marient pas, à l’àge de 22 ans, c’est-à-dire après huit
années de travail à la fabrique et paiement régulier de
2 marks par quinzaine, elles reçoivent une prime de 180
marks (225 francs) qui vient s’ajouter à leur avoir.
La fabrique possède également une Caisse de pensions
pour ouvriers âgés ou invalides ayant travaillé à la fü"