Full text : L' Industrie cotonnière en Allemagne

ÉTABLISSEMENTS

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étages,  dont  l’un  date  de  1852,  et  un  rez  de  chaussée  de
construction  très  récente.
Depuis  le  l 0 »-janvier  1906,  la  durée  du  travail  journalier
n’est  plus  que  de  10  heures.  Les  salaires  à  la  journée  ont
clé  maintenus,  tandis  que  les  tarifs  à  l’accord  ont  été
relevés  de  10  %.  —  Salaire  moyen  d’un  fileur  3  marks  50
(4  fr.  37)  par  jour.
Pour  couvrir  les  dépenses  de  la  Caisse  des  malades,  il
est  nécessaire  de  prélever  4  %,  %  des  salaires.  D’après  la
loi,  l’ouvrier  devrait  supporter  les  2/3  de  celle  cotisation,
soit  3  %  ;  et  la  fabrique  1  /3  %,  soit  1,5  %.  Mais  la  fabrique
paie  volontairement  3  %,  ne  laissant  à  l’ouvrier  que
1  1  /2  à  payer.  Le  règlement  de  la  Caisse  prévoit  8  classes
de  salaires,  depuis  le  salaire  des  apprentis,  c’est-à-dire
1  mark  (1  fr.  25)  par  jour,  jusqu’à  5  marks  (6  fr.  25)  par
jour;  il  en  résulte  huit  classes  d’indemnités  en  cas  de
maladie,  allant  de  0  mark  50(0  fr.  62  %)  à  2  marks  50
(3  fr.  12)  par  jour,  et  huit  classes  de  secours  en  cas  de  décès,
allant  de  20  marks  à  100  marks  (25  à  125  francs).  En  cas
de  décès  de  la  femme  ou  d’un  enfant  d’un  membre  de  la
caisse,  il  reçoit  un  secours  fixe  équivalent  à  la  moitié
du  secours  de  3°  classe,  c’est  à-dire,  un  secours  de
20  marks  (25  francs).  Les  membres  de  la  famille  des
membres  de  la  Caisse  reçoivent  gratuitement  en  cas  de
maladie,  les  soins  médicaux,  mais  la  Caisse  ne  prend  à
Sa  charge  que  la  moitié  des  dépenses  de  pharmacie.
Dour  le  reste,  la  Caisse  fonctionne  selon  les  dispositions ­
  de  la  loi  sur  l’assurance  contre  la  maladie.
Dutre  la  Caisse  des  malades  légale,  il  existe  entre  les
ouvriers,  à  titre  privé,  une  caisse  mutuelle  en  cas  de  décos.
  Elle  est  entièrement  gérée  par  les  ouvriers,  et,  en
eus  de  décès  du  père  de  famille,  distribue  un  secours  de
200  marks  (250  francs),  à  la  veuve  ou  aux  orphelins;  cette
cuisse  possède  actuellement  104.000  marks  (130.000  francs).
            
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