ETABLISSEMENTS
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de façon à éviter la contagion, les dangers de leur exis
tence dans les ateliers, dans leurs familles sont considé
rablement diminués. — Ce sont là, évidemment, d’im
menses résultats, au point de vue de la fortune et de la
santé publique. — Le traitement consiste essentielle
ment en une alimentation saine et très abondante, jointe
à la vie au grand air pur, des bains et une hygiène ri
goureuse. Une ferme des environs fournit le lait ; et bien
(lue les vaches dont il provient soient connues et souvent
examinées, ce lait est soigneusement cuit; chaque ma
lade en absorbe au minimum un litre par jour. La viande
arrive fraîche chaque jour, sévèrement contrôlée. La
viande de porc est d’un emploi très notable. Avec les
résidus de cuisine, on nourrit environ 25 porcs, dans
une étable parfaitement aménagée; leur viande est un
appoint précieux pour l’alimentation.
Un générateur à vapeur fournit la vapeur pour la cui-
Sl, ie (on cuit à la vapeur), pour le chauffage des salles et
corridors, le lessivage et les bains.
Chaque malade est numéroté et tous les objets ou
meubles dont il fait usage, portent ce même numéro :
l'h literie, objets de toilette, armoire à habits, chaise-
longue, couvertures, linge, etc., etc., ne sont jamais
^changés avec ceux d’autres malades.
Ues chambres contiennent de 1 à 5 malades au maxi
mum et ont au minimum 3L mètres cubes d’air paroccu-
l )a ut. Le cube d’air de chaque dortoir est inscrit sur la
Porte. Qu groupe dans une même chambre, des malades
catégories analogues. Partout, mobilier aussi simple
uussi lisse que possible, aussi facilement nettoyable que
Possible. Pas de tiroirs, pas de recoins. Le raccordement
( ^ es plafonds avec les murs est arrondi.
Le sol est en xylotithe, matière dure, imperméable,
Lès durable, et qui n’a pas, comme la mosaïque ou autres
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