Full text : L' Industrie cotonnière en Allemagne

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L’INDUSTRIE  COTONNIÈRE  EN  ALLEMAGNE

Tout  ouvrier  âgé  de  moins  de  40  ans  lors  de  son  entrée
à  la  fabrique  et  toute  ouvrière  de  réputation  honnête  et
âgée  de  moins  de  30  ans  à  son  entrée  à  la  fabrique
peuvent  demander  à  être  admis  aux  droits  à  la  pension,
dès  qu’ils  ont  travaillé  au  moins  cinq  années  sans  interruption ­
  et  si  leur  état  de  santé  est  suffisant.  Des  statuts
déposés  règlent  le  fonctionnement  de  cette  institution,  la
composition  du  comité  de  gérance,  etc.  Sauf  cas  spéciaux, ­
  il  n’est  pas  accordé  de  pension  avant  l  àge  de  cinquante ­
  ans.  Après  20  ans  de  service,  la  pension  est  égale
à  30  %  du  salaire  moyen.  Au-delà  de  20  années  jusqu’à
40  années  de  service,  la  pension  augmente  de  2  %  par
année,  de  sorte  qu’à  40  ans  de  service,  elle  est  de  70  %
du  salaire  moyen.  Entre  40  et  50  ans  de  service,  elle
augmente  de  3  %  par  an,  de  telle  sorte  qu’après  50
années  de  service,  le  sociétaire  touche  une  pension
égale  à  son  salaire  moyen.
Il  y  a  pas  mal  de  pensionnés  qui  touchent  outre  la
pension  du  gouvernement,  une  pension  de  600  à  650
marks  (750  à  812  fr.Jdela  fabrique;  certains  anciens  contremaîtres ­
  reçoivent  du  fonds  de  pension  de  la  fabrique
jusqu’à  1.200  marks  (1  500  fr.)  de  pension  annuelle.
Un  fonds  de  pension  analogue  existe  pour  les  employés; ­
  il  possédait  au  31  décembre  1904  une  somme  de
438.000  marks  (547.000  francs).
La  fabrique  possède  encore  un  fonds  de  secours  aux
ouvriers  nécessiteux  dont  le  capital  s’élevait  au  31  décembre ­
  1904  à  416.000  marks  (520.000  fr.)  Il  provient  de
dons  et  legs  des  administrateurs,  directeurs,  actionnaires.
Les  intérêts,  4  1/2  %  que  la  fabrique  sert  à  ce  capital,
permettent  de  soulager  bien  des  infortunes  et,  notamment, ­
  de  venir  en  aide  aux  ménages  chargés  d’enfants.
La  Caisse  d’épargne  est  très  suivie.  En  1903,  855  déposants ­
  ont  versé  59.122  marks  (73.800  fr.);  l’intérêt  servi
            
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