ETABLISSEMENTS
259
lection de la fabrique se contente de donner des con
seils, le cas échéant, lorsqu’on lui en demande.
Les douches et les bains installés à l’établissement
pour les ouvriers et mis gratuitement à leur disposition,
sont très utilisés, les douches surtout.
Le Comité de la Caisse des malades ne s’occupe pas du
règlement des difficultés avec les ouvriers. Elles sont
réglées par le Conseil des Prudhommes. Dans l’espèce,
c e Conseil se compose du maire et de deux conseillers;
1 un bourgeois, l’autre ouvrier ; il liquide régulièrement
en faveur de l’ouvrier.
Des logements — type de maison à 4 logements (ayant
chacun son entrée séparée, détail toujours excessivement
apprécié des locataires), — sont mis à la disposition des
ouvriers au prix de 130 h 162 francs par an. Ils se com
posent de trois chambres, cuisine, cave, grenier et jardin.
Les logements sont tenus avec ordre et propreté, et les
jardins très bien entretenus, donnent à cette colonie un
ail' très coquet.
L’établissement n’a pas de bibliothèque ; mais il est
abonné à des publications populaires telles qu’il en existe
au grand nombre en Allemagne, et qui prises par abon
nements nombreux, reviennent à 5 pfennigs (6 1/4 cent.)
ie numéro; c’est à ce prix qu’on les vend aux ouvriers qui
Bulent s’abonner, l’établissement prenant à sa charge
correspondances et frais divers. On ne les donne pas
gratuitement, non pas à cause de la dépense qui en résul
terait, mais parce que l’expérience a prouvé que lorsqu’on
ies fournit gratuitement, ceux qui les reçoivent ne se
donnent pas la peine de les lire et s’en servent comme
de vieux papier. Cela ne coûte rien, c’est donc sans
Valeur !
Il n’existe pas, dans celte fabrique, de fonds de pen-
Sl °ns de retraite. Mais, ainsi que c’est le cas en Aile-