ETABLISSEMENTS
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niode à sa partie inférieure et d’une chaise. Chaque se
maine on change les essuie-mains, tous les 15 jours les
draps de lit et laies d’oreiller et toutes les 4 semaines, les
taies d’édredon. Les locataires paient par jour 87 cen
times 1/2; mais, si par exception, ils y passent moins de
quatre nuits, le prix est de 50 centimes par nuit.
Si le locataire veut aussi prendre sa pension au res
taurant qui occupe le bâtiment central (et qui est abso
lument indépendant du restaurant dont il a été question
précédemment), il paie 1 fr. 19 centimes par jour, en
outre du logement. Pour ce prix, il a droit au diner, au
souper; chaque jour, le dîner se compose de soupe, rôti
avec sauce, légumes et pommes de terre; le souper,
de pommes de terre en sauce ou de soupe aux légumes
avec une viande ou saucisson. Pour sa semaine, on
lui donne, en outre, une demi-livre de beurre et 125
grammes de café moulu, ce dernier lui permettant de se
préparer lui-même son café dans la salle attenante au
vestiaire de son atelier ; (les ouvriers peuvent aussi
loger seulement à la pension et prendre des cachets à
2 fr. 50 par semaine à la cantine décrite précédemment).
A 10 heures, toute l’année, tout le monde doit être
couché. Les locataires sont tenus à se baigner au moins
deux fois par semaine et changer deux fois de linge.
La salle du restaurant reste ouverte presque vers dix
heures et tient lieu de salle de réunion ; elle possède plu
sieurs journaux.
Il existe un établissement du même genre pour les
ouvrières; c’est un bâtiment à deux étages. Le rez-de-
chaussée est occupé par une école de tenue de ménage
dans laquelle les jeunes ouvrières apprennent à cuire,
coudre, repasser, etc., à tenir des comptes, acheter des
denrées alimentaires et les utiliser économiquement et
pratiquement, etc., etc.