ORGANISATIONS OUVRIÈRES
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mage, grèves, lock-out, qui ont atteint 600.000 fr., soit
41 % ; les frais d’administration, 290.000 fr. soit 20 % ; le
journal de l’association qui a coûté 166.000fr.,soit 11 % %;
les frais de voyage et de propagande, 128.000 fr., soit
8 % % ; les secours en cas de déménagement, de voyage,
aux pauvres, qui ont absorbé 84.000 fr., soit 5 % % ;
éducation, instruction, 21.000fr.. soit 1 % % ; assistance
indiciaire et conseils, 18.000 lr., etc , etc.
La fortune totale s’élève à un peu plus de 4 milions de
francs, dont 1.700.000 fr. pour la Caisse générale de
l’Union, 1.600.000 fr. pour les Caisses de malades, et
l.000.000 pour les Caisses mortuaires.
3° Les Unions ouvrières chrétiennes datent de 15 à 18 ans ;
leur siège central est à Cologne. Sauf les croyances reli
gieuses, leur organisation et leur programme sont très
semblables à ceux des sociétés déjà décrites. Elles pré
tendent s’abstenir absolument de politique. Dans ces
dernières années, elles se sont rapidement développées,
et la crainte du chômage par suite de lock-out, paraît y
avoir grandement contribué. En 1903, le nombre moyen
des membres était de 91.440 dont 16.600 ouvriers textiles:
en 1904, cette moyenne atteignait 107.556 ; en 1905 elle
s’élevait à 188.106 dont 24.735 ouvriers textiles, et enfin,
au 1 er avril 1906, le contrôle accusait près de 216.000 mem
bres, avec 2.333 groupes locaux et 19 associations corpo
ratives; les ouvriers de l’industrie textile figurent pour
216 organisations locales et 31.837 membres.
La cotisation est très variable selon les métiers ; les
ouvriers en métaux par exemple, paient 31 fr. 25 par an,
tandis que les tailleurs paient 15 fr. 60, les infirmiers 9 fr ,
et les ouvrières travaillant à la maison 4 lr. 50 seulement.
Cependant la moyenne est actuellement de 19 fr. 50 à
32 fr. 56, avec une entrée de 60 centimes.