SALAIRES
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celte somme avec les intérêts. S'ils ne terminent pas
leur temps d’apprentissage, la fabrique est en droit
de verser la dite somme à la caissedes malades; toute
fois, on ne fait pas toujours usage de ce droit.
Ce qui précède se rapporte plus particulièrement à la
province de Souabe. Il est intéressant de le comparer
avec la province de Haute-Franconie, et ce qui va suivre
concerne cette région également très importante au point
de vue cotonnier, ainsi qu’il a été dit.
La Haute-Franconie aussi se plaint de la rareté des
ouvriers de filature et de tissage ; toutefois, jusqu’ici, on
n’y embauche pas d’ouvriers étrangers etla main-d’œuvre
cotonnière y est exclusivement allemande. Le tissage à
la main y est encore très vivace. Alors qu'en Souabe,
cette industrie a presque disparu et occupe à peine
quelques centaines de travailleurs, la Haute-Franconie
possède plusieurs milliers de métiers à la main, dispersés
dans les campagnes, et on compte que 10.000 personnes,
y compris 4.000 enfants environ, pour les petits travaux
de détails, travaillent autour de ces métiers,
Mais il n’y a guère que 1.500 ouvriers environ, qui
soient occupés dans des tissages à la main, ayant le ca
ractère de fabriques.
Comme comparaison, disons que le nombre de bro
ches de filature et métiers mécaniques coton cités précé
demment pour la Haute-Franconie, occupe environ
14 600 ouvriers. Les ouvriers spéciaux, tels que lileurs et
tisseurs tiennent beaucoup à leur profession.
Les rapports entre patrons et ouvriers sont très généra
lement bons et amicaux. C’est l’inspection des fabriques
qui le constate, tout en se plaignant cependant des mauvais
procédés fréquents des contremaîtres de certains grands
établissements envers leurs subordonnés. Chose assez
spéciale et peu répandue dans le reste de 1 Allemagne, il