4g4 OEUVRES DIVERSES.
clairement démontré que le numéraire d’un pays ne peut y être
enchaîné que quand la balance générale du commerce et des paie
ments ne lui est pas défavorable. •> Quelle cause dès lors, outre
la supériorité de la valeur des monnaies comme lingots, pourra nous
les enlever, dans l’hypothèse d’un change avili? Qui s’attacherait à
exporter les espèces métalliques si l’on pouvait acheter les lingots au
prix de la monnaie? C’est donc la supériorité de leur valeur comme
lingots qui est la cause de leur fusion et de leur exportation.
Mais les commissaires n’ont pas jugé sullisaiit d énoncer un
principe presque évident par lui-même. Ils ont fait un appel aux
faits et atiirmé très-positivement que pendant un espace de ‘24 ans
depuis la refoute, le prix des lingots d or en barres types n avait pas
dépassé .3 1. 17. s. 10 1/2 d. l’once. Cne seule exception avait été
fournie par l’annee de mai 1783 à mai 1784, où Ion vit le prix
s’élever à 3 1. 18 s. 1/2 l’once.
Il est vrai qu une lettre des directeurs de la banque à M. Pitt,
écrite en ectobre 1795 et admise comme autorité par la commission,
nous apprend qu'à cette époque l’or-lingot était a 4 1. 3 s. ou 4 1.
4 s. l’once. De plus, M. >e\\ land déclara positivement au comité des
lords, en 1797, que la banque avait été souvent forcée d’acheter de
l’or au-dessus du prix à la Monnaie ; et qu’en une circonstance on
l’avait vue payer jusqu’à 4 1. 8 s. une faible quantité d or achetée
par un de ses agents au Portugal*.
< Il paraît que c’est en 1796, et plus probablement en octobre, que la bancjue
paya l’or 4 Uv. 8 s. suivant l’assertion de M. Newland. Lorsque le comité des lords
l’interrogea relativement à l’époque, il répondit ; « Je pense que ce prix de 4 liv.
» 8 s. l’once remonte à près de deux ans. On u agit que sur une petite quantité et
» l’exagération du prix lit abandonner l’operation. A la même époque, la ban-
» que crut favorable d’importer de l’or de Portugal, et, cet or, sou agent ne put
M l’obtenir à un prix moindre de 4 liv. 8 s. >>
M. Newland parlait ainsi le 28 mai 1797.
Il n’est nullement invraisemblable que la Banque ait fréquemment acheté de
l’or étranger au-dessus du prix à la Monnaie, lors même qu elle pouvait acquérir
de l’or en barres prohibé à la sortie, à un taux comparativement moindre. Les
administrateurs pouvaient espérer qu’en ne s’adressant pas au marché anglais ils
diminueraient l’appât offert par la fusion des guinées. D’un autre côté, ils de
vaient s’efforcer de combler leurs caisses épuisées. Cette opinion sera fortement
coulirinee par l’examen de l’appendix joint au liullion-liepori, n“ 19, d’où il
ressort que de 1797 à 1810 le montant de la valeur de l’or frappé à l’Hôtel des
Monnaies fut de 9,340,338 liv. st. sur lesquels 2,290,060 liv. seulement furent
monnayées avec de l’or anglais et le reste, 7,041,282 liv. a\ec l oi etranger. U