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ÉTUDE SUR LE COMMERCE EXTÉRIEUR DE LA FRANCE
Le taux de la protection en général s’est donc, d’une période
quinquennale à l’autre, accru de près de moitié (46,3*2 p. 100). Il
est bien entendu que cette donnée, obtenue en comparant en bloc
les perceptions non exclusivement fiscales aux valeurs importées,
sans distinguer parmi les marchandises celles qui sont le plus
protégées de celles qui le sont le moins, ni celles-ci de celles qui
ne le sont pas du tout, n’a que l’utilité d’une indication. Elle ne
sert qu’à fixer l’esprit et n’exprime l’accroissement de la protection
que sous sa forme la plus générale.
Le tableau suivant donne les chiffres globaux du commerce extérieur
dans les deux fractions de la période 1881-1902.
Période 1881-1891.
Années
Millions de francs.
1881 8.424,9
1882 8.396,2
1883 8.256,2
1884 7.576,0
1885 7.176,5
1886 7.456,9
1887 7.272,5
1888 7.353,7
1889 8.020,8
1890 8.190,3
1891 8.337,8
Total. . . 86.461,8
Moyenne annuelle . . 7.860,1
Période 1892-1902.
Années
Millions de francs.
1892 7.648,7
1893 7.090,1
1894 6.928,5
1895 7.093,7
1896 7.199,5
1897 7.554,0
1898 7.983,4
1899 8.670,9
1900 8.806,5
1901 8.382,1
1902 8.646,2
Total.
Moyenne annuelle
86.003,6
7.818,5
Il ressort de ce tableau 1 que dans la période 1892-1902 l’ensemble
du commerce extérieur a légèrement diminué, la moyenne
annuelle étant descendue de 7.860,1 millions à 7.818,5 millions :
diminution de 41,6 millions, soit 0,52 p. 100.
Cette première et sommaire constatation ne donne de l’allure du
commerce extérieur qu’une notion insuffisante. En fait, il y a dans
la période postérieure à 1892 deux moments bien distincts. Pendant
les cinq premières années 1892-1896, les clwffres du com-1
Les chiffres sont ceux du commerce spécial, numéraire et lingots non compris; on
ne citera d’ailleurs dans cette étude, sauf indication contraire, que les chiffres du commerce
spécial. Ils sont empruntés, de môme que tous ceux relatifs au commerce français
qui seront cités, aux documents officiels publiés par l'Administration des douanes.