Object : Oeuvres complètes

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suivie  les  mêmes  erremeiils.  Je  ne  puis  apercevoir  le  lien  qui  exislc
entre  ces  prémisses  et  ces  conclusions.  La  Banque  de  France  doit  si'
conformer  au  taux,  de  l’intérêt  et  des  profils  sur  le  marché  de  Franco  ;
la  Banque  d’Angleterre  doit  se  conformer,  elle,  au  taux  de  l’intérêt  et
des  proiits  en  Angleterre.  Ces  deux  marchés  peuvent  différer  cssc'i
ticllcment.  L’argument  de  l’orateur  prouve  d’ailleurs  qu’il  consi
dórela  modicité  de  l’intérêt  comme  étant  en  lui-même  très-favorahh
à  un  pays  :  pour  moi,  je  crois  précisément  le  contraire.  Le  tauxdi
l’intérêt,  lorsqu’il  est  faible,  est  le  symptôme  d’une  grande  agglomération ­
  de  capitaux,  mais  il  est  aussi  le  symptôme  de  profits  languissante
et  d’une  tendance  vers  l’état  stationnaire  ,  vers  une  situation  éconn
inique  où  la  richesse  et  les  ressources  d’un  pays  semblent  arrêtées  dane
leur  développement.  Comme  l’avenir  cl  la  fortune  se  construisent  avo<
des  hénéiices,  comme  la  prospérité  d’un  peuple  s’accroît  d’autant  pù**’
qu'il  marche  rapidement  vers  le  progrès,  les  profits  et  l’intérêt  nc
sauraient  jamais  être  trop  élevés.  Ce  serait  jiayer  trop  cher  favantag«'
qu’auraient  les  propriétaires  terriens  d’emprunter  à  des  condition^
plus  douces,  s’il  fallait  f  aeheter  par  l’affaiblissement  de  nos  hénéiic^''
et  de  nos  intérêts.
Ce  grief,  qui  me  jiarait  avoir  mauvaise  grâce  dans  la  bouche  d’n”
membre  du  Parlement,  au  moins  comme  représentant  de  l’intén’l
public,  aurait  pu  être  articulé  avec  justice  par  un  actionnaire  de
Banque  au  sein  d’une  assemblée  générale.  Fn  effet,  il  est  dillicile
concevoir  sur  quel  principe  les  directeurs  se  fondent,  et  ixmimcnt  •
entendent  l’avantage  de  leurs  actionnaires,  lorsqu’ils  prêtent  a  :1  p.
au  gouvernement  *  des  sommes  pour  les([uelles  ils  obtiendraii  ”
i  p.  0/0  des  particuliers.  Mais  cette  question  échappe  au  controle
public,  et  nous  devons  laisser  aux  directeurs  cl  aux  actionnaires  ‘
soin  d’organiser  leurs  opérations  à  volonté.

'  La  naiKiue  se  trouve  inaiiileiiant  à  dei  ouvert  de  souunos  iuiporlaules
à  trois  pour-cent  sur  des  bous  de  rKetiiipiier  et  cela,  outre  son  capital  social  ‘1^^
est  aussi  entre  Us  uiaiiis  du  gouvernement.  Quant  à  ce  dernier  fonds,  ses  stal”
l’obligent  à  le  laisser  à  l’Ktat  à  raison  de  trois  pour  cent.
            
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