92
LE PROllLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
(1) Revue marilime, novembre 1899.
IV. La navigation à vapeur.
Il ii’eiitre pas dans le cadre de cette étude d’esquisser,
môme à qraiids traits, les proqrès accomplis par la naviga
tion à vapeur. Ars inueniendi ciim inventis adolescit. Chaque
jour, chaque inventeur, apportent une amélioration dans les
découvertes réalisées par ces hommes de génie dont l’his-
loire reconnaissante a conservé les noms : Denis Papin, Jo-
nalhan Hulls, James Watt, le marquis de JoulTroy, Patrick
Miller, lord Stanhope, Paldwin, John Fitch, James Rumsay,
Robert Fulton, et les créateurs de l’hélice : le fermier Wil
liam Pettis Smith et le mécanicien Ericson.
Il est cependant difficile de bien examiner sous ses aspects
si divers le délicat problème de la marine marchande, si
l’on ne saisit pas, au moins dans son ensemble, l’évolution
caractéristique du navire à vapeur. Non seulement l’hélice
s’est substituée aux aubes, les machines se sont perfection
nées par l’emploi des chaudières à haute pression et des cy
lindres à double, triple et quadruple expansion, de telle sorte
que la consommation du charbon, qui était autrefois de 3 ki
logrammes par cheval-vapeur et par heure est tombée à 700
et même G5o grammes, mais encore des modifications pro
fondes se sont introduites dans la construction, la capacité,
la vitesse de cet instrument de transport.
Un savant, qui fait autorité en cette matière, non seule
ment en Angleterre, mais dans le monde entier, sir William
White, président de la section des sciences mécaniques de
la British Association, a caractérisé, dans une conférence
traduite par M. Bregmann (*), les perfectionnements de la
navigation à vapeur. C’est ce guide sûr, dont l’autorité ne