LE PROIJLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
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Si ces deux liatimeiits avaient eu les mômes types de ma
chines et de chaudières, les poids des appareils moteurs et
du charbon nécessaire pour parcourir une distance donnée
auraient 'été proportionnels à leurs puissances respectives,
c’est-à-dire que pour parcourir la meme distance à la meme
vitesse de 20 nœuds, le plus qros des deux bâtiments n’exi-
(jerait que a,G l’ois plus de poids d’appareils moteurs et de
charbon que le plus petit — ce qui permet d’utiliser le
déplacement en puissance de transport.
Ce n’est pas seulement au point de vue de la capacité de
transport que l’augmentation des dimensions a produit
d’heureux résultats ; elle a permis d’accroître singulièrement
les vitesses, sans exagérer cependant la dépense en charbon.
Quels progrès nouveaux réserve l’avenir à la navigation à
vapeur? Il serait vain de se le demander. Telle découverte,
telle utilisation nouvelle de l’énergie électrique, peuvent
transformer du tout au tout le steamer moderne.
Cependant, pour ne parler que de l’avenir immédiat, nous
verrons sans aucun doute se généraliser bientôt toute une
série de perfectionnements nouveaux, encore envoie d’essai.
Pour les machines, l’usage de plus hautes pressions et
de plus grandes vitesses de rotation produira probablement
des diminutions de poids comparativement aux puissances.
Un inventeur anglais, M. Parsons, pense qu’il pourrait ré
duire de moitié par ses turbo-rnoteurs le poids actuellement
nécessaire aux machines-arbres et propulseurs d’un paijue-
bot transatlantique, tout en leur assurant une solidité et une
endurance suffisantes. Si ce résultat peut être atteint paral
lèlement avec l’emploi des chaudières multitubulaires, il en
résulterait pour ce genre de bateau une véritable révolution,
et l’on pourrait atteindre de plus grandes vitesses sans dé
passer les dimensions de bateaux actuellement existants. Il
est certain aussi,qu’avec la limitation des tirants d’eau on