NOTRE FLOTTE COMMERCIALE.
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P.IOUL. M\K, M.VRCII.
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iirnvera, à mesure qu’aii()menterout les vitesses et les puis
sances, à employer des propulseurs multiples.
Pour le comhustihle, un certain nombre de navires à
vapeur ont substitué les huiles de pétrole au charbon. Les
journaux maritimes signalaient récemment les essais de la
compagnie de navigation Shell Line (Ligne des Coquillages).
Cette compagnie possède douze vapeurs qui sont tous chaut-
l'és au combustible liquide, et dont la plupart, pour répondre
iiu nom original de la société, portent chacun le nom d’un
coipiillage difièrent. Le vapeur le Clam (clovisse) de cette
compagnie s’est servi continuellement de combustible liquide
pendant plusieurs mois, ce qui a permis de réduire le nombre
des chaulleurs de 17 à G, ces derniers n’étant plus employés
Pieu entendu à chauffer, mais à aider les mécaniciens au
graissage, etc. Au lieu de trois chaudières en pression, comme
lorsipie le navire chauiïait à la houille, deux chaudières seu
lement suffisent avec le nouveau mode de chaulle pour four-
abondamment toute la vapeur nécessaire; la consomma-
bon, autrefois de 3o tonnes de houille par jour, se trouve
en même temps réduite à iC tonnes d’huile.
La Shell Line exploite de vastes espaces pétrolifères dans
1 archipel Malais ; c’est elle qui a fourni le combustible liquide
nécessaire aux essais exécutés par la grande compagnie alle-
niande Ilambourgeoise-Américaine, qui ajipliipie ce mode
de chauffage à certains de ses paquebots. De nombreuses
entreprises de navigation, en Angleterre et en d’autres pays,
remplacent le chaulfage au moyeu de la houille par les huiles,
niinérales ; entre autres la Gas Company; MM. Galbraits,
Pembroke et G®, et MM. Gossawitch, armateurs à Fiume.
En France, la marine se préoccupe du même problème.
Le pétrole présente de sérieux avantages sur la houille, au
point de vue de la facilité d’embarquement, de l’approvision
nement et du transport aux chaufferies. Même si l’économie