ARMATEURS ET CONSTRUCTEURS. B S
Une loiujiie série de réponses écrites s’est, suite,
ajoutée à ces dépositions orales ; dans le noml)re,^^s^eÿyiçt^
réponses des chambres de commerce d’Ahjer, Aniîôifiiay^^
Avesnes, Blois, Bordeaux, Bouloçpie-sur-Mer, Calais, Cette,
Cherbourg, Fécarnp, le Havre, llonlleur, la Rochelle, Limo-
<)es, Lyon, Amjers, Marseille, de la Meuse, de Nantes,
d’Oran, de Reims, Roanne, Rochefort-sur-Mer, Saint-Dizier,
Saint-Étienne, Toulon, du Tréport, de Valenciennes, de
nombreux conseils municipaux, syndicats, industriels, etc.
L’empiôte — cela saute aux yeux, dès fpi’oii eu parcourt
la sténographie — n’a été qu’une lonque lutte entre les deux
qrands intérêts o[)posés des armateurs et des constructeurs.
L’impossibilité de les concilier semblait telle, après certaines
séances de la sous-commission, (pie M. Duprat, directeur
de la Compaqnie des Charqeurs-Réunis, s’écriait :
(( Essayons de faire deux lois absolument distinctes : une
pour la naviqation, une pour la construction. On a essayé
de prouver la solidarité qui unit ces deux industries. Cette
solidarité, (juanlà moi, je la nie ! On veut, à tout prix, nous,
armateurs, nous maintenir dans les liens d’un mariaqe qui
])üur nous est un enfer : ce n’est pas un mariaqe de conve
nance ; c’est encore moins un mariaqe d’amour. Nous en
avons assez de cette situation et nous demandons carrément
le divorce ! »
Ces paroles véhémentes ne sont qu’une traduction éner-
qique des sentiments de rivalité qui se font jour dans toutes
les dépositions des armateurs et des constructeurs.
II. La thèse des armateurs.
Pourquoi cette rivalité? L’enquête môme nous l’apprend,
pour ainsi dire à chaque page. Résumons, avec M. Charles