ARMATEURS ET CONSTRUCTEURS.
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rence des chantiers étrangers et des chantiers français par
la suppression du monopole dont jouissent ces derniers,
dégrèvement des charges qui pèsent sur le pavillon français,
vaste programme de travaux intérieurs et surtout rétablissement
de la demi-prime aux navires de construction étrangère
francisés : telles sont leurs revendications principales.
Ce plan, remarquons-le pourtant, les armateurs ne sont
pas unanimes à l’accepter. Les armateurs nantais n’en veulent
pas; devant la commission, leur délégué, le regretté
M. Léon Bureau, dénonçait avec vigueur la demi-prime
comme une cause possible de ruine pour les chantiers français,
et proposait la prorogation pour dix ans de la loi du
3o janvier i8g3.
Mais il n’y avait là qu’une protestation isolée ; l’opinion
générale des armateurs est lùen conforme à celle que nous
avons, d’après M. Charles Roux, précédemment indiquée.
III. La thèse des constructeurs.
Avec les constructeurs, nous recueillons un sentiment formel
en son unanimité. Ici, la cohésion est telle entriß les
intéressés, qu’elle ne laisse pour ainsi dire filtrer aucune
divergence d’appréciation. Non seulement, en effet, les directeurs
des chantiers de constructions navales font bloc
contre la demi-prime réclamée par la majorité des armateurs,
mais encore ils entraînent avec eux l’immense force des syndicats
patronaux métallurgistes et dés grandes compagnies
postales subventionnées. C’est toute l’industrie nationale qui
se lève et proteste contre l’entrebâillement du marché à la
concurrence étrangère.
Ecoutons les constructeurs :
« Si les intérêts de l’armement étaient seuls en jeu, disentds,
la conclusion des armateurs tendant au rétablissement