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LE PROBLEME DE LA MARINE MARCHANDE.
construction étraiKjèrc acquise par nos armalenrs. Nos
chantiers nationaux ont livré aux armateurs :
En 1893 8,^3y tonnes.
En 1894 /j,032 —
En 1890 G,oo5 —
En 1896 0,599 —
En 1897 G,814 —
En 1898 Il ,5G8 —
En 1899 i4,<»64 —
Pendant ce temps, la construction en vapeurs dans les
chantiers étranqcrs pour le compte d’armateurs français
montait proqressivemeut de 8,000 à i4,ooo, 22,000, 26,000
tonnes nettes pour atteindre en 1899 80,795 tonnes, soit ¡e
double et pins de la construction française, La loi de 1898
a singulièrement protégé l’industrie française !
Il est vrai cjuc les constructeurs n’admettent pas, ne veu
lent pas admettre, que le reproche qu’on leur adresse d’étre
impuissants à satisfaire aux besoins de l’armement français,
soit fondé. Ils font affirmer par leurs défenseurs que les
usines navales françaises sont prêtes désormais à donner
satisfaction à tous les besoins de l’armement('). Faut-il les
croire ? Ou bien n’est-ce de leur part ipi’une feinte pour
détourner de leur tête le coup de massue de la compensa
tion d’armement? Le mieux, pour s’en rendre compte, est
d’examiner, comme nous l’avons résolu, la situation actuelle
des principaux chantiers de France où s’alimente la marine
marchande.
(i) « Les chantiers français de construction sont en pleine prospérité. Ce n’est pasan
moment où ils sont snr le point de pouvoir donner satisfaction à tous iæs besoins de
l’armement qu’il convient di les décournrjer. Outre les chantiers de la Loire, on jieut
en citer au Havre, à Bouen, à Lyon, à Nantes, à Bordeaux, à Marseille, à Dunkerque,
à Port-de-Bouc, sans compter les fonjes et chantiers de la Transatlantique, et ceux
qui seraient en projet à Cette. » Déclaration de M. Sihille devant la Commission du
bud.jet de 1900.