Full text: Le problème de la marine marchande

XII 
PRÉFACE. 
les nôtres sont bien loin d’atteindre. Elles épargnent 
deux jours de traversée aux voyageurs. Dans la Médi 
terranée encore, l’Allemagne nous fait concurrence. 
Ses paquebots qui visitent les côtes de Syrie, de Grèce 
et d’Égypte nous enlèvent du fret et des passagers. 
En Extrême-Orient, elle dispute à l’Angleterre les pro 
fits du trafic maritime. Dans les mers de Chine et du 
Japon, elle entretient une flotte de six cents bateaux à 
vapeur et à voiles qui viennent jusque dans le Siam et 
au Tonkin. Les pavillons étrangers se montrent plus 
souvent dans nos ports coloniaux que notre pavillon 
national. La pêche, en Algérie, est monopolisée par les 
Italiens. Nous n’avons même pas su organiser une 
ligne convenable sur la Corse, où l’argent affluerait 
s’il était possible d’y aborder. Nulle part on ne voit 
plus de bateaux français, sinon, de temps en temps, 
de grands voiliers à cinq mâts qui, le plus souvent, 
naviguent sur lest pour gagner la prime. La produc 
tion de nos chantiers, relativement à celle des chan 
tiers étrangers, est minime. Notre marine marchande 
s’en va et avec elle la meilleure part de la richesse. 
Me la prospérité et de l’avenir du pays! 
J’ai voyagé, dans ces dernières années, dans presque 
toute l’Europe maritime. J’ai vu les ports allemands, 
italiéns, autrichiens, hongrois ; j’ai été épouvanté de 
leur activité, de leur accroissement, de leur souci du 
progrès, de leurs efforts. Partout on se préoccupe de 
perfectionner l’outillage, on multiplie les grues hydrau-
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.