LES CHANTIERS FRANÇAIS.
lG3
Ajusteurs 4oo
Chaudronniers en fer et en cuivre 3oo
Riveurs et auxiliaires Goo
Charpentiers de navires i5o
Modeleurs 4o
Forgerons 200
Frappeurs 280
Conducteurs de machines-outils iGo
Manœuvres 2,000
Au total, environ 4^090
Il y a là lin noyau sérieux, expérimenté, de main-d’œuvre
solide. Les constructeurs trouveront assurément à embau
cher un personnel double — étant donnée la grande quantité
d’industries et d’usines métallurgiques de la région —
quand ils disposeront d’un travail suffisant pour le rému
nérer.
VII. Les chantiers de Saint-Nazaire.
Nantes et Saint-Nazaire ont longtemps vécu en sœurs
ennemies. Tout ressentiment s’est-il éteint et (¡uelque foyer
ne couve-t-il pas encore sous la cendre des anciennes (pie-
relles ? M. Maurice Scliwob, qui fut l’un des grands pacili-
eateurs de la vieille dispute, affirme que la paix peut être
définitivement établie entre les deux cités, et mou confrère
et ami Gustave Babin (^) vient, encore qu’il n’en fût pas
besoin, cautionner par la sienne cette affirmation, en dé
montrant que l’intérêt bien entendu des deux ports les con
traint à demeurer unis :
« Nantes et Saint-Nazaire, dit-il, se complètent admirable
ment et, mieux, ne sont rien l’une sans l’autre, ou du moins
ne peuvent, sans une association étroite d’intérêts, sans une
(0 Numéro de la Revue maritime du 3i mars igii.