182 LE PROBLEME DE LA MARINE MARCHANDE.
ranée, les Chantiers Normand et les chantiers Lemarchand.
Les Chantiers Normand, qui occupent un millier d’ouvriers,
avaient sur cale au moment où je les visitai des types, d’ail
leurs admirables, de torpilleurs et de contre-torpilleurs pour
les marines russe et française. Les Chantiers Lemarchand
construisaient des bâtiments de plaisance et de service, de
petit tonnage. Les seuls établissements intéressants, au point
de vue spécial de la flotte commerciale, sont ceux des Forges
et Chantiers de la Méditerranée.
Cette société est établie au Havre depuis 1872 ; elle y prit,
dans la construction maritime, la succession de la Société
des Ateliers et Chantiers de VOcéan, dissoute en 1871. Au
paravant et depuis i85G, les Forges et Chantiers exploitaient
l’établissement naval de La Seyne, près Toulon, les ateliers
des Mouissèipies et l’usine de Menpenti, dans un des fau
bourgs de Marseille.
Quelques chiffres feront juger de l’importance de ces
diverses usines ; le nomlire moyen des ouvriers qu’elles ont
employés en 1899 fut d’environ 8,300, dont 3,900 aux Ate
liers du Havre et aux Chantiers de Graville et /i,/ioo aux
ateliers de Marseille et aux chantiers de La Seyne. Dans la
même année, le montant des dépenses, pour travaux exécu
tés par la Société, s’est élevé à /¡.4,5o/i,G39 fr. De i856 à
1900, soit en quarante-quatre ans, la Société a exécuté pour
906,626,340 fr. de constructions de toute espèce concernaut
la marine militaire, la marine marchande et les industries
diverses. Cette somme se décompose ainsi :
1° Travaux pour le Gouvernement français et la
marine militaire française 3oG, i3i ,0^3 fr.
2° Travaux pour les gouvernements et les marines
étrangères 248,44? ,224
3° Travaux pour la marine du commerce et l’in
dustrie en général 352,04?,443
Total. 906,026,340 fr.