LES CHANTIERS DE LA CLYDE.
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(i) D'après le GUisgow Herald.
Un peuple (rouvriers — boilermakers, shipbuilders, en-
(jineers — est incessamment occupé, soit à la conslruclion
(les co(pies, soit dans les ateliers de montage des machines
marines, à Glasgow, Go van, Partick, Whiteincli et dans les
agglomérations qui se succèdent sur les bords de la Clyde,
à Renfrew, .Yoker, Clydebank, Langbank, Dumbarton,
Greenock, etc.
La possibilité d’établir, sur des rives en pente douce, des
cales faiblement inclinées et peu coûteuses ; l’abondance de
la main-d’œuvre et, par-dessus tout, la proximité de la ma
tière première devaient assurer, malgré les inconvénients
([ue présente pour le lancement des grands bateaux mo
dernes, l’étroitesse du lit de la Clyde, l’essor des chantiers
qui l’avoisinent. Servis par cette heureuse ambiance, ceux-ci
prirent dans la seconde moitié du siècle dernier un très
grand développement. En i860, leur production atteignait
à peine 47,833 tonnes ; quarante ans plus tard, elle avait
décuplé.
Les constructeurs de cette partie de la côte nord-ouest,
({ui mirent à Ilot l’an dernier près de 5oo,ooo tonnes,
avaient déjà lancé, au cours de 1899, 284 bâtiments jau
geant 491,074 tonnes; si bien qu’en deux ans, il sortit de
leurs usines navales un million de tonnes, c’est-à-dire [)lus
que n’en représente la Hotte marchande française tout
entière !
On peut, à ce chiffre considérable, mesurer l’extraordi
naire activité du groupe de la Clyde pris en général. Quant
à la production particulière des principaux chantiers qui le
composent, la statistique ci-après (Q, résumant avec fichC
lité les lancements opérés par eux, dans la seule année 1900,
permettra de l’apprécier exactement.