LES CHANTIERS DE LA CLYDE.
249
home ou leur chih^ rélé, les collacjes délicieux qui bordent
la Clyde. Le nombre des ouvriers occupés à Glasgow^ est
considérable ; quand sonnent 6 heures, parles rues acciden
tées du port écossais grouille une population laborieuse de
travailleurs, aux mains et au visage noircis par la fumée et le
maniement des métaux, d’enfants aux pieds nus, de femmes
et de jeunes filles vêtues, sans aucune coquetterie, de cos
tumes d’atelier.
Mais nulle mélancolie ne naît de ce spectacle ; le travail a
sa poésie ; rien d’ailleurs ne frappe et ne captive plus l’esprit
que l’animation du j)ort, le mouvement des quais, l’intense
activité des usines qui font de Glasgow une immense ruche
industrielle.
Certaines voies de la ville, comme Buchanan street. Queen
street. George street, sont bordées de magasins superbes où
le touriste français n’a que le regret de voir s’étaler, dans
un cadre somptueux, au lieu de marchandises de son pays,
des objets pour la plupart fabriqués en Allemagne ou en
Amérique et qui ne valent assurément nos articles ni comme
goût ni comme fabrication.
III. Les chantiers de Glasgow.
Dans l’enceinte d’une cité aussi active, aussi vivante, où
la population s’accroît d’année en année, où les quais du
port ne cessent de se développer, les chantiers de construc
tion ne peuvent, on le conçoit, trouver pour s’établir les
vastes emplacements qui leur sont nécessaires. La plu
part des Shipbiiildings yards s’échelonnent, hors de Glas
gow, entre la ville et le vaste estuaire de la Clyde. Quel
ques-uns cependant ont pu se caser dans le voisinage immé-
<liat et les faubourgs du grand port écossais : les chantiers