LES GIIAMIKRS DE LA CLYDE. 201
cliantiers Iiujlis furent preis les premiers, avant même la
célèbre Compagnie Fairfield.
Ils livrèrent en 5 mois et 15 jours des pa(}uebots parfaite
ment aménagés : le Times proclama que c’était un fait sans
précédent dans les annales des constructions navales.
Les navires qui sortent des chantiers Inglis sont renom
més pour le fini de leur travail et pour leur luxe. Depuis
leur fondation, les chantiers en ont mis à l’eau 268, pour
la ])lupart à vapeur.
Le. propriétaire actuel des shipyards de Pointhonse,
M. Inglis, a été longtemps président des constructeurs d’E
cosse et de la Société des chefs de l’industrie des construc
tions navales de la Clyde. C’est lui qui, en cette qualité,
établit en i8g4 les bases de l’arrangement intervenu entre
l’Union des Boilermakers and Shipbuilders et les patrons
sur la grave question de l’apprentissage(’).
Une fâcheuse coïncidence a voulu que M. Inglis se trouvât
en voyage au moment de ma visite. Je me hâte d’ajouter que
ses fils — M. Inglis en a six, dont (|uatre sont ses collabora
teurs immédiats, l’un dirigeant les services administratifs,
deux s’occupant des constructions de coques, le quatrième,
de l’atelier des machines marines — m’ont fait un accueil
des plus cordiaux, m’accompagnant partout où je souhai
tais aller et me fournissant tous les renseignements que je
pouvais désirer.
L’établissement occupe, à la jonction des rivières Clyde et
Kelvin, une position privilégiée : le confluent des deux cours
d’eau oflre en effet aux navires en lancement un champ de
course assez étendu ; en outre, le lit de la Kelvin, dont les
(i) Voir cliapitre VIII. Il m’a paru nécessaire, en raison de l’importance de la ques
tion ouvrière dans l’industrie des constructions navales, de consacrer sous ce chapitre
aux Trades Unions de Shi¡il>nilders et Boilermakers une étude spéciale où se trouvent
condensés les renseignements relatifs à la main-d’œuvre.