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LE PROHLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
chantiers sont riverains, constitue un excellent port naturel,
large (renyiroii 35 mètres, profond de 8, où s’arment et
se réparent, dans les meilleures conditions possibles, grâce à
des mâtures puissantes et à un slip-dock roulant, les navires
mis à îlot.
Mais toute médaille a son revers : resserrés entre les ([uais
de Glasgow et leurs propres bassins, les chantiers Inglis ne
peuvent se développer qu’en profondeur : ils éprouvent
comme la gène d’un individu portant une jaquette qui lui
battrait les talons et aurait des manches trop courtes.
Obligés de mesurer leurs exigences au « front » dont ils
disposent sur la Clyde, les chantiers ne peuvent mettre sur
cale que deux unités, quand celles-ci sont d’un tonnage
supérieur à 5,ooo tonnes. D’autres cales placées en arrière
des premières ne sont utilisables que pour la construction
des navires de petit tonnage.
L’année dernière le shipyard de Pointhouse a produit :
Navires.
Tonnage brut. Force en chevaux.
Ikliona (vapeur) 5,202
(-lytle 439
Dundee 4*^9
Ethie 441
Fife 44o
Home 440
2,35o
750
760
760
700
760
7,45i ü,35o
Eu ce moment l’établissement construit deux steamers, de
5,(3oo tonneaux de jauge brute, de 8,000 de port eu lourd
et de 2,35o chevaux de force pour la British India Steam
Navigation un bateau à aubes d’environ i,5oo tonnes
pour la traversée de la Manche, et procède enfin à une série
de réparations.
Les matières premières lui arrivent, soit par la Clyde, soit