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LE RÔLE DE LA MARINE MARCHANDE. 7
grandes administrations, gagnant peu, mais occnpa%^iA
« place » stable, où, joignant leur traitement aux revenid"' *
provenant de l’héritage paternel ou de la dot de la femme,
ils puissent se laisser vivre sans responsabilité, sans efforts,
dans le calme train-train d’occupations bureaucratiques.
L’eid'ant n’est pas attiré, poussé vers le négoce — sauf en
de rares milieux — comme il l’est chez nos voisins d’outre-
Manche et d’outre-Rhin.
Aussi lorsqu’on examine, en le comparant à celui des au- '
très nations ('), le coefficient de la France dans les échanges,
est-on frappé de sa faiblesse.
L’étude du bilan de nos importations et de nos exporta
tions n’est pas non plus de nature à nous donner de grandes
satisfactions.
En 1899, il est vrai, la France a pour la première fois
atteint dans son commerce d’exportation avec l’étranger et
les colonies le chiffre de 4 milliards, dont 2 milliards de
produits fabriqués 0).
(1) Pour prendre l’exemple de deux nations européennes, l’une, très grande, l’An
gleterre, l’autre, très petite, le Danemark, et les comparer la France, voici comment
la quote-part de chaque individu dans les affaires commerciales s’établira d’après les
statistiques de 1900 ;
Pour l'Angleterre /170 fr. par habitant.
Pour le Danemark 438 —
Pour la France 201 —
(2) Voici le mouvement général du commerce extérieur de la France de 1890 à 1900 :
1890
1891
1892
1893
1894
1895
1896
1897
1898
1899
1900
Eu millions ilo tonnes.
3/0.
En milliards do francs.
Moyennes annuelles.
22.7
24,1
22,5
22,5
23.3
21.8
22, f,
24,0
25.8
25.3
28.3
II
6,9
1
lOI
100
94
99
io4
w8
125
128
29,4
3i ,0
29,2
28,9
3o,o
28.8
29.8
33,6
36.9
4.3
U
3,8
I
4.4
P
3,2
il
1
100
82
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8,0
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7,0
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8,4
100
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88
99
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