Full text : L' arbitrage international chez les Hellenes

L’ARBITRAGE  INTERNATIONAL  CHEZ  LES  HELLÈNES

vation  des  inscriptions  publiques  des  autres  villes.  Troizen  était  à
à  cette  époque,  membre  de  la  Ligue  achéenne  ;  c’est  sans  doute  avec
l’autorisation  de  celle-ci  que  l’arbitrage  à  été  organisé.  Ceci  peut
avoir  été  mentionné  dans  le  début  de  l’inscription  qui  manque.
XLVIII.
Traité  d’alliance  avec  clause  d’arbitrage  entre  quatre
VILLES  LESBIENNES.  DÉBUT  DU  II e  SIÈCLE.
En  1903  on  trouva  dans  l’île  de  Délos  une  inscription  malheureusement ­
  très  défectueuse, 1  qui  contient  un  traité  d’alliance  entre
quatre  villes  de  l’île  de  Lesbos,  à  savoir  Mytilène,  Methymna,  Antissa,
et  une  quatrième  ville,  vraisemblablement  Eresos.
Dans  la  dernière  partie,  malheureusement  très  abîmée,  de  l’inscription, ­
  il  est  question  de  la  manière  dont  les  différends  entre  les  villes
devraient  être  tranchés.  On  y  voit  que  les  parties  nommaient
des  commissaires 2  qui  devaient  réglementer  la  procédure.  Il  n’est
pas  aisé  de  dire  qui  devait  fonctionner  comme  juge,  mais  il  semble
que  cela  était  déterminé  par  un  tirage  au  sort  effectué  dans  le  cercle
des  quatre  villes,  c’est-à-dire  pratiquement  entre  les  deux  villes  qui
n’étaient  pas  parties  dans  le  différend  en  question. 3  Les  arbitres
devaient,  suivant  les  circonstances  de  ces  affaires,  chercher  à  faire
transiger  les  parties  ;  si  ceci  ne  réussissait  pas,  ils  devaient  juger
l’affaire,  et  avec  autorité  définitive. 4
L’inscription  ayant  été  trouvée  à  Délos,  ceci  indique  qu’une  copie
du  traité  fut  affichée  dans  le  temple  d’Apollon  qui  s’élève  dans
cette  île,  en  plus  du  document  qui  fut  affiché  dans  l’un  ou  l’autre
sanctuaire  de  chacune  des  villes  contractantes  ;  ceci  concorde  bien
avec  l’usage  ordinaire,  et  précisément  le  sanctuaire  de  Délos  était  fré-1
  Edité  par  T.  Dürrbach  et  A.  Jardé.  Bull.  d.  cor.  hell.  XXIX  (1905),  p.  211  etss.
—  2  eicsaycóyeic;.  Les  éditeurs  y  voient  des  commissaires  —  juges,  mais  ce  mot  ne  peut
avoir  cette  signification.  Eioàyetv  n’est  employé  que  pour  signifier  la  présentation
d’une  affaire  au  Tribunal.  —  3  Xa/oioav  toXiœv  xeocápcov...  —  4  ligne  47  .  ..  xà
biaXuilévxa  î\  xpülévxa  .  .  .  xà  xpi&évxa  xúpia.
            
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