Full text : L' arbitrage international chez les Hellenes

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L'ARBITRAGE  INTERNATIONAL  CHEZ  LES  HELLÈNES
se  nomment  dans  l'inscription  et  y  apparaissent  à  la  première
P ™uges  se  rendirent  au  célèbre  sanctuaire  de  la  ville,  d'Artémis
Leukophyné,  où  l'on  offrit  un  sacrifice  et  ou  les  juges  preteren  e
serment  judiciaire  sur  la  victime.  „  ,,
Le  Tribunal  s’installa  ensuite  dans  le  temple  de  la  meme  deesse
sans  qu’il  fût  question  de  la  moindre  visite  des  ieux.
Les  avocats  des  parties  reçurent  ensuite  la  parole,  et  les  juges
relatent  comme  preuve  de  leur  zèle  qu’ils  ne  les  écoutèrent  pas
seulement  pendant  le  temps  fixé  du  jour  mais  aussi  une  grande  partie
de  la  nuit.  Les  prétentions  émises  par  les  parties  furent  consignees
en  un  procès-verbal.  Les  juges  essayèrent  ensuite  d’arriver  à  une  mediation
  ;  mais  le  projet  mis  en  avant  par  eux  dans  ce  but  ne  u
pas  accepté  par  les  parties.  L’affaire  devint  alors  l’objet  d’un  jugement.
Les  juges  commencèrent  par  un  exposé  des  faits  matérie  s.  n
suite  ils  mentionnent  la  mission  dont  ils  ont  été  chargés  par
Sénat  romain,  à  savoir  de  décider,  laquelle  des  deux  villes  en  procès
avait  possédé  les  régions  disputées  le  jour  avant  1  explosion  de  la
guerre  ci-dessus  mentionnée  qui  détermina  1  immixtion  de  Rome,
celle  qui  les  avait  possédées  justement  ce  jour  là,  et  en  avait  tiré  profit,
devait  continuer  à  les  détenir.
Du  côté  d’Itane  on  mit  en  avant  plusieurs  anciennes  conventions
de  frontières,  par  exemple  entre  Itane  et  les  Dragmiens,  entre  Itane
et  Praisos,  entre  Praisos  et  Hierapytna.
Une  question  à  trancher,  c’était  de  savoir  si  le  territoire  disputé
qui  confinait  au  temple  de  Zéus,  appartenait  à  celui-ci  comme
Hierapytna  le  prétendait,  ou  appartenait  à  Itane.  Pour  la  solution
de  cette  question,  Itane  présente  plusieurs  documents  qui  devaient
prouver  que  ce  territoire  dans  les  anciens  temps  était  fertile  et  cultivé ­
  et  non  une  terre  inculte  et  consacrée  comme  Hierapytna  le  prétendait. ­
  A  l’appui  de  ceci  elle  invoquait  aussi  un  rapport  d’un  certain ­
  Quintus  Fabius  que  le  Sénat  avait  envoyé  avec  des  légats
en  Crête.
            
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