Full text : L' arbitrage international chez les Hellenes

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L’ARBITRAGE  INTERNATIONAL  CHEZ  LES  HELLÈNES
les  tributs  versés  par  ses  alliés  ;  cette  entreprise  a  eu  dans  une  certaine ­
  mesure  le  caractère  d’une  entreprise  nationale  hellénique 1 .
2.  TRAITÉS  D’ARBITRAGE  PERMANENT
La  tentative  de  Périclès  d’organisation  d’un  tribunal  d’arbitrage
obligatoire  permanent  pour  tous  les  Etats  grecs  échoua  comme  nous
l’avons  dit,  et  autant  que  nous  le  savons,  aucune  autre  tentative  ne
fut  faite  dans  ce  sens.  Mais  la  pensée  fut  reprise  dans  une  mesure
moins  grandiose,  et  il  est  assez  caractéristique  que  cela  ait  eu  lieu
quelques  dizaines  d’années  après  cette  tentative  malheureuse  de
Périclès.  Nous  connaissons  en  effet  de  cette  époque  plusieurs  traités
de  paix  et  d’alliance  entre  des  Etats  grecs  où  1  on  a  inséré  une  clause
pour  la  solution  pacifique  des  différends  pouvant  surgir  entre  les
Etats,  c’est-à-dire,  qu’en  dernière  instance  il  y  aurait  une  sentence
arbitrale  rendue  par  un  troisième  Etat  impartial  choisi  par  les  parties.
Le  premier  de  ces  traités  est  de  l’an  445.  Il  n’est  donc  que  de  deux
ans  plus  jeune  que  le  plan  mentionné  de  Périclès  ;  de  plus  Athènes
est  l’une  des  parties  contractantes  ;  et  c’est  aussi  le  cas  dans  les  deux
traités  suivants  de  la  même  sorte.  On  peut  donc  en  conclure  que
l’initiative  de  ces  traités  était  due  à  Athènes,  c’est-à-dire  pour  le
premier  à  Périclès.
Les  quatre  traités  qui  sont  ici  visés  sont  le  traité  de  paix  de  445 2
entre  Athènes  et  Sparte,  le  traité  d’arbitrage  de  423 8  et  le  traité  de
paix  de  421 4  entre  les  mêmes  Etats,  en  outre  le  traité  de  paix  et
d’alliance  de  418 6  entre  Sparte  et  Argos.  Ces  traités  sont  conclus
pour  un  certain  nombre  d’années.  Le  traité  de  paix  de  445  entre
Athènes  et  Sparte  était  conclu  pour  trente  ans,  celui  de  421  pour
cinquante  ans  ;  la  durée  de  celui  entre  Sparte  et  Argos  de  418  était
de  cinquante  ans.
Quant  au  traité  de  paix  de  445  nous  n’en  avons  aucune  copie,
nous  savons  seulement  par  deux  passages  de  Thucydide 6  que  1

une

1  Curtius,  Stadt  Athen  p.  139.  —  2  n°  VIII.  —  3  n°  XI.  —  4  n°  XII
XIV.  —  B  Thucydide  I,  78,  140.
            
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