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A. RÆDER
et imposa une amende à Sparte 1 . Sparte ne se rendit cependant pas,
avant qu’un nouveau tribunal d’arbitrage n’eut accordé le district à
Megalopolis et maintenu l’amende infligée à Sparte par la Ligue.
Pour l’étude de la même question au sein de la Ligue êtolienne
nous sommes obligés aussi d’avoir recours aux inscriptions. Nous
n’en connaissons actuellement que deux qui se rapportent certaine
ment à cette question ; elles datent toutes les deux des environs de
l’an 225 lorsque les Etoliens dominaient la plus grande partie de
l’Hellade centrale.
Une des inscriptions traite d’une solution arbitrale dans un diffé
rend de frontière entre Pérée et Mélitée 2 . Trois citoyens de la ville
êtolienne de Calydon fonctionnent comme juges ; il est dit expressé
ment qu’ils furent nommés par les autorités de la Ligue êtolienne.
On ajoute que la réglementation fut faite avec le consentement des
deux parties et conformément aux conventions intervenues 3 . Cette
dernière expression vise sans doute les conventions qui avaient été
conclues par les villes respectives lorsqu’elles étaient entrées dans la
Ligue êtolienne 4 . Dans ce cas les villes lorsqu’elles entraient dans
la Ligue se seraient donc engagées à faire trancher leurs difficultés
réciproques par l’arbitrage de juges nommés par la Ligue. La juge
ment fut signé par les présidents et le secrétaire du conseil des
Etoliens, en qualité de témoins.
C’est à la même époque qu’il faut placer l’autre affaire d’arbitrage
que nous connaissons. Elle concerne un différend survenu entre la
ville ci-dessus mentionnée de Mélitée et celle de Xynée 5 qui étaient
situées toutes deux, comme Pérée d’ailleurs, dans l’Achaïe Phtiotique,
et qui appartinrent à la Ligue êtolienne entre 229 et 196.
1 n° XXXVII, 2 et 3. — 5 n° XLI. — 8 aùtcov ènixœpiyjàvTrav è£ óp.oXóya)v. —
4 Rec. d. ins. jurid. grecques II, p. 345 s . Dittenberger S 2 n° 229 est appelé
ôpoXoyta le traité qui fut conclu lorsque la ville d’Orchomène se réunit à la Ligue.
- 5 n° XLII.