Full text: L' arbitrage international chez les Hellenes

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A. RÆDER 
de quoi l’assemblée populaire des deux villes accepta l’organisation 
proposée par eux, avec cette caractéristique singulière qu’il fut ajouté 
une clause portant que cette organisation ne serait maintenue par la 
force qu’aussi longtemps que les deux villes appartiendraient au 
système étolien. — Il faut cependant remarquer ici que Phigalie 
seule était véritablement membre de la Ligue étolienne, tandis que 
Messène avait seulement conclu une sorte de traité d’alliance avec 
la Ligue. La clause rajoutée montre clairement combien il paraissait 
évident que les villes appartenant à la même ligue ou au même 
système politique réglassent leurs différends par la voie pacifique. 
Nous connaissons une solution arbitrale qui intervint entre les 
villes de Hypatie et Erythrée dans le pays des Héniens 1 . Le diffé 
rend de ces deux villes portait sur un district assez important aux 
environs du mont Œta qu’Hypatie possédait mais qu’Erythrée récla 
mait. Cinq citoyens de Chalkis en Eubée fonctionnèrent comme 
arbitres ; ils donnèrent raison à Hypatie qui conserva ainsi la région 
disputée. Comme nous l’avons vu ailleurs, les Héniens doivent à 
cette époque, c’est-à-dire entre 168 et 146, avoir formé une ligue 
autonome, dont les deux villes en désaccord étaient membres. Rien 
dans l’inscription n’indique que la Ligue hénienne ait rien eu 
à faire comme telle avec l’arbitrage, si l’on en excepte cependant 
que celui-ci était daté d’après les cinq heniarches c. a. d. les plus 
hauts fonctionnaires de la ligue. On ne peut cependant rien en 
conclure, mais il faut pourtant accorder toute son attention au fait 
que les arbitres furent choisis dans une ville n’appartenant pas à la 
ligue. Précédemment déjà vers l’an 323 les Héniens avaient constitué 
une ligue 2 . 
Les villes de la Thessalie furent par deux fois réunies en une 
Ligue thessalienne. Une semblable ligue exista depuis l’an 364 
lorsque l’intervention des Thébains libéra ce pays des tyrans, jusqu’à 
ce que Philippe de Macédoine en 352 devint en réalité le maître 
1 n° LXIX. - 5 Collitz II, n° 1429, b ; 1430 a et b.
	        
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