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IV. FRÉQUENCE DE L’ARBITRAGE, PARTIES,
AFFAIRES ET JUGES.
1. FRÉQUENCE DE L’APPLICATION DE L’ARBITRAGE
AUX DIFFÉRENTES ÉPOQUES ET DANS LES DIFFÉ
RENTES RÉGIONS.
Nous avons dans l’ensemble examiné quatre-vingt-un cas, où il
est question d’application de l’arbitrage, ou plus exactement quatre-
vingt cas, si l’on met de côté, comme non historique, le n J 1, la
proposition de décision arbitrale faite par les Messéniens à Sparte
avant la première guerre Messénienne. Sur ces quatre-vingt cas,
il y en a soixante et un où, d’après toute vraisemblance l’arbitrage
fut utilisé ; dans un cas 1 il n’y eut pas d’arbitrage parce que le
juge auquel les parties s’adressèrent, né voulut pas fonctionner ;
dans sept cas 2 l’une des parties ne voulut pas accepter la proposi
tion de l’autre d’appliquer l’arbitrage ; dans un cas 3 la proposition
d’une puissance conciliatrice fut repoussée ; dix cas 4 visent des
traités et conventions contenant des clauses arbitrales, dont nous
ne savons pas si elles reçurent ou non une application pratique ;
dans trois cas 5 nous savons par contre qu’un semblable traité fut
appliqué ; c’est pourquoi nous les comprenons dans les soixante et
1 n° LVH. - 5 nos ix, XIII, XV, XVIII, XXII, XXIII, XXVI - » n ° XVI
' no. VIII, XI, XII, XIV, XXI, XXX, XXXVII, XLVIII, LXXVI, LXXX - » no,
XXXVIII, LXIV.LXXIX. *