Full text: L' arbitrage international chez les Hellenes

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A. RÆDER 
combinaison ultérieure ; mais il a cependant son grand intérêt. Il 
montre, qu’à l’époque à laquelle ce récit appartient, c’est-à-dire en 
viron au IV e siècle, on attachait une grande importance à la pro 
position d’arbitrage émanant de l’une des parties en lutte. Il ne pa 
raissait pas correct de repousser, sans plus, une pareille proposition, 
et ce rejet paraissait la marque d’une certaine méfiance pour la bonté 
de sa propre cause, ou bien, comme le roi des Spartiates Archidamos 
le disait au moment où les Spartiates voulaient purement et simple 
ment rejeter la proposition d’arbitrage formée par Athènes, avant le 
début de la guerre du Péloponèse : 1 2 « Il ne saurait s’accorder avec 
la loi et le droit d’attaquer d’avance, comme celui qui a tort, un 
adversaire qui est disposé à laisser l’affaire aller devant l’arbitrage ». 
Le récit montre en outre qu’à cette époque, il paraissait normal que 
cette sorte de différend dont il est question devint l’objet d’une dé 
cision arbitrale ; il s’agissait, comme on l’a déjà dit, entre autres 
choses, d’accusations de meurtres et d’autres attentats contre les per 
sonnes. 
II. 
Différend entre CHALCIS & ANDROS. Les ERYTHRÉENS, 
les S AMIENS et les PARIENS arbitres. Vers l’an 650. 
Notre source est Plutarque. s 
Des gens de l’Ile d’Andros et de la ville de Chalcis en Eubée, 
se trouvaient en Thrace pour y chercher un emplacement de colonie. 
Ayant entendu dire que la ville d’Acanthe, dans la presqu’île de 
Chalcidie avait été abandonnée par les Barbares, ils y envoyèrent 
deux éclaireurs, un Andrien et un Chalcidien ; ceux-ci arrivèrent à la 
ville et reconnurent qu elle était en effet abandonnée. Le Chalcidien 
s’élança immédiatement en avant pour prendre possession d’Acanthe 
au nom de sa ville ; mais quand l’homme d’Andros s’en aperçut et 
1 Ile de Calaurie. Argos n’entra dans celle-ci que plus tard, à la place de Nauplie, 
de même que les Spartiates y entrèrent à la place de Prazie, tandis que les Mes 
séniens n en étaient pas membres. (Strabon VIII, 374.) — 1 Thucydide I, 85. — 
2 Quaest. Grace. 30.
	        
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