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L’ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES
luttes, elles remirent la solution du point de savoir qui devait posséder
la ville, à l’Oracle de Delphes. L’Oracle régla l’affaire de la
façon suivante : Celle des villes qui, la première, ferait un sacrifice
à Leucé, devrait la posséder; à un moment fixé, le peuple devait
s’élancer de chaque ville au lever du soleil, et il s’agirait alors de
savoir ceux qui arriveraient les premiers. 1
Diodore raconte que Clazomène l’emporta, bien que Cymé fut
plus proche de Leucé. Clazomène envoya en effet d’avance
quelques uns des siens dans l’une de ses colonies qui était plus
proche de Leucé ; le jour fixé ils se mirent en marche et arrivèrent
les premiers. Ceci eut lieu en l’an 383 ; les deux villes dont
il s’agit étaient à ce moment là sous la domination perse, mais pouvaient,
comme on le voit, régler des situations de ce genre, librement
et de leur propre autorité.
Quand on dit que l’Oracle de Delphes rendit le jugement, cela
signifie : le corps sacerdotal de l’Oracle de Delphes.
XXL
Traité d’alliance Panhéllenique, avec Clause d’arbitrage.
L’an 375.
Une inscription trouvée à Argos, 2 contient sous forme fragmentaire
une réponse qu’un certain nombre d’Etats donnèrent aux envoyés
du roi des Perses. Elle dit entre autres, qu’ils ont conclu
entre eux une alliance. Dans la dernière partie de l’inscription, après
une lacune, on lit les restants de deux lignes qu’il n’est pas facile
de reconstituer complètement, mais qui pourraient avoir contenu la
déclaration, que les Etats contractants avaient convenu de laisser, en
tous cas, trancher par des arbitres désignés, les difficultés de frontières
qui pouvaient survenir entre eux. 3
1 Diodore XV, 18 : pexà bè xaûxa eítióvxoç xivòç èpcoxí\ôcu xòv fteôv noxépav xrâv
TtoXecov xpivei xupiav elvat beîv x% Aeuxi^ç, ëxptvev r\ IluSMa xaúx^v úitáp/eiv f|xiq à\
7ipcoxr\ 9vcr\ èv xr\ Aeùxr\. — 2 Inscr. Gr, IV, n° 556.
— 3 xoÎQ bixaoxmq xoîç ànb xcbv (xôAecov)
Xwpaq àiicptXéyovxat