Full text : L' arbitrage international chez les Hellenes

57

L'ARBITRAGE  INTERNATIONAL  CHEZ  LEZ  HELLÈNES

Philippe  l’occupa  à  son  tour  sans  plus  de  formes,  ce  qui  eut  pour
résultat  que  les  Athéniens  la  lui  réclamèrent  ;  Philippe  refusa,  mais
se  déclara  disposé  à  laisser  trancher  cette  affaire  et  d’autres  points
en  désaccord  par  l’arbitrage  d’un  Etat  impartial.  Les  Athéniens  repoussèrent ­
  cette  proposition  aussi  bien  à  ce  moment  que  plus  tard. 1
Démosthène  fit  valoir  entre  autres  choses  qu’il  était  impossible  de
trouver  un  Etat  impartial  comme  juge,  et  Hégésippe  accusa  carrément
Philippe  d’être  un  homme  à  soudoyer  les  juges.
XXVII.
Guerre  de  Frontière  entre  SPARTE  &  MEGALOPOLIS.
Plusieurs  jugements  d’Arbitrage.  Entre  338  et  146.
Près  du  fleuve  Eurotas,  à  l’endroit  où  il  reçoit  le  fleuve  Oinus
se  trouvaient  plusieurs  districts,  particulièrement  Skiris,  Belmina  et
Aegys,  qui  furent  une  cause  de  dispute  entre  les  Spartiates  et  les
Arcadiens,  surtout  à  cause  de  leur  importance  stratégique.  Ils
avaient  autrefois  appartenu  à  la  ville  arcadienne  de  Parrhasia,  mais
étaient  tombés  au  pouvoir)  des  Spartiates  qui  les  avaient  conservés
pendant  longtemps.  Mais  lorsque  l’Arcadie  méridionale,  après  la
bataille  de  Leuctres  fut  rassemblée  en  un  Etat  puissant,  Megalopolis, ­
  le  différend  surgit  à  nouveau.
1°  —  Lorsque  Philippe  de  Macédoine  en  338,  voulut  réglementer
les  affaires  de  l’Hellade,  ce  différend  entre  Sparte  et  Mégalopolis
fut  soumis  à  un  tribunal  d’arbitrage  formé  d’envoyés  de  différents
Etats  grecs  ;  d’après  Polybe 2  tous  les  Etats  grecs  auraient  été  re-1
  Ep.  Phil.  162-163.  Hégésippe  de  Halonn.  p.  78,  7  ;  85,  36.  Aesch.  c.  Ctésiphon
p.  475  §  83.  —  2  Polybe  IX,  33,  12  :  où%  aviov  àTiobet^aç  xpixip  àXXà  xcnvòv  èx  Ttàvtcov
Trâv  ‘EXXt^vcûv  xa&ioaç  xpuqpiov.  On  ne  peut  opposer  à  ceci  un  autre  passage  de
Polybe  IX,  28,  7  où,  pour  aller  plus  vite,  il  nomme  Philippe  lui  même  au  lieu
du  Tribunal  organisé  par  lui.  Tite  Live  XXXVIII,  34  est  d’accord  avec  Polybe
en  ce  qu’il  présente  la  sentence  comme  ayant  été  rendue  non  par  Philippe  lui
même,  mais  par  un  Tribunal  ;  il  s’en  éloigne  au  contraire  lorsqu’il  parle  de
ce  Tribunal  comme  ayant  été  réuni  pari  es  Achéens,  et  non  par  des  représentants
d’autres  villes  grecques.  Pausanias  VII,  11,  2,  cite  Philippe  lui-même  comme  juge,
bixacnijí;  xoivôç.
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.