CAUSES DE LA REVOLUTION INDUSTRIELLE
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mêmes (1). Dans les seules communes de Witz et d’Escli-
sur-la-Sûre plus de trois mille personnes étaient occu
pées à cette fabrication (2).
Les fabricants qui, pendant les troubles révolution
naires, avaient quitté Verviers y retournèrent et dès
lors deux établissements primèrent : ceux de Simonis-
Franquinet et Biolley-Simonis.
Xe pouvant plus suffire à la demande avec leurs
anciens moyens de production, ils songèrent à utili
ser les procédés mécaniques, dont l'Angleterre était
encore seule à se servir (3).
En 1798, un employé de la maison Simonis, chargé
des achats de laine, rencontra à Hambourg un ouvrier
mécanicien anglais ou irlandais, William Cockerill. Ce
dernier s’était expatrié en 1797 pour aller construire
des moulins à filer la laine en Suède. Il n’y réussit
pas et alla à Hambourg, où sans plus de succès il
faisait le commerce de bois.
L’employé de la maison Simonis l’engagea et Cocke
rill vint à Verviers où il s’engagea contractuellement
envers la maison Simonis et Biolley à ne travailler
que pour elle (4;.
I^es machines terminées à la fin de l'année 1800
eurent un succès considérable. A l’aide de trois per-
(1) J. S. Renier : Histoire de l’industrie drapière au pays de Liège.
Mémoire de la Soc. d’Emulation, 1881, p. 165.
(2) Rapport.... du Luxembourg, 1. c. p. 74.
(3) J. S. Renier : 1. c. p. 165.
(4) Ernest Mahaim : Les débuts de l’établissement John Cockerill
à Seraing. (Vierteljahrschrift für Social- und Wirtschaftsgeschiehte,
III bd. 1905 p. 728).