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L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
par cela, que le produit d’un État quelconque de
l’Union ne pouvait sous aucun prétexte être imposé
plus lourdement ou plus mal commodément que
'le produit indigène ou celui de tout autre membre
du Zollverein.
Les limites des impôts intérieurs n’étaient donc
pas agrandies, leur quotité licite était déterminée,
leur remboursement n’était admis que dans une
mesure restreinte, et on avait décidé, en ouire, que
les droits de circulation sur le vin et le tabac n’ex
céderaient pas plus que par le passé le pied de 25 et
20 silbergros, de telle sorte que, sur tous ces points,
les prétentions de la Prusse, très-atlacliée au déve
loppement des impôts intérieurs, et très-hostile aux
restrictions qu’on voulait y apporter, furent battues
en brèche, sans qu’elle crût cependant devoir re
fuser son adhésion'au système proposé, qui, ainsi
que les dispositions particulières, était d’une conve
nance indiscutable.
On eut relativement moins de mal pour s’enten
dre sur l’imposition du sucre de betteraves. Du mo
ment où le gouvernement prussien se fut résolu
à souscrire au principe du partage en commun de
ce revenu, il ne rencontra plus de résistance et il
ne s’agit plus que du montant do la taxe et de son
mode d’établissement, ce qui ne laissait toutefois
pas que d’être encore assez embarrassant en raison
de la nouveauté de la chose et du défaut d’expériences
assez longues.