Object: Le secours de chômage en Belgique pendant l'occupation Allemande

116 LES SECOURS DE CHOMAGE PENDANT L’OCCUPATION ALLEMANDE 
les secours de 50 centimes par franc d’augmentation hebdomadaire 
du salaire au-dessus de 5 francs. Le secours diminue donc progres- 
sivement à mesure que s’élève le salaire hebdomadaire : il y à ainsi, 
une combinaison de la condition du besoin avec un encouragement 
ou une prime au travail. 
Rien de plus juste que cet encouragement au travail, en dehors 
des raisons morales : l’ouvrier qui travaille dépense plus qu’un autre ; 
il use ses souliers et ses vêtements ; il lui faut un supplément de 
nourriture, souvent il doit payer son loyer, que le propriétaire aban- 
donnait parfois à l’ouvrier sans travail ; bref il a plus de charges. 
Autre modification : du moment qu’on admet au secours des 
ouvriers au travail, le délai de carence perd de son importance et doit 
être modifié. On admit à Liége, que le point de départ était un mois 
pour le secours initial, mais que le secours reprenait ensuite avec les 
modifications dans le salaire. 
Le régime de l’indemnisation du chômage partiel imposait donc 
aux Comités locaux, pour le calcul du secours, les opérations sui- 
vantes : 
19 Calcul de l’indemnité de chômage comme si le ménage n’avait 
aucune ressource, ni aucun salaire, c’est ce qu’on appellera « le secours 
théorique » ; 
20 Calcul de l’état de besoin d’après la composition du ménage ; 
30 Evaluation du salaire de tous les membres du ménage au travail ; 
40 Evaluation de ses autres ressources comme au chômage total ; 
5o Déduction des autres ressources de l’état de besoin ; 
60 Déduction de la moitié du salaire dépassant cinq francs.
	        
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