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LINDUSTRIE COTONNIERE EN ALLEMAGNE
mité des ports de Rotterdam et Anvers, font béné
ficier ce centre d’un tarif tout spécial pour le trans
port des cotons, soit 80 marks (100 francs), par wagon
seulement. D’un autre côté, le cours du Rhin n’est
distant que de 18 kilomètres à peine. Aux avantages
actuels de cette proximité pourraient s’en ajouter de
très importants dans l’avenir.
Elberfeld et Barmen, 162.000 et 156.000 habitants, à
peu de distance de M. Gladbach et de Dusseldorf, for
ment une agglomération industrielle de la branche tex
tile, des plus considérables. Mais — bien qu’il s’y con
somme énormément de filés de coton — des chaînes
notamment. — On ne peut pas dire que ce soit un centre
cotonnier. Ses spécialités sont les doublures et étoffes
laine et coton, les teintures et apprêts ; on n’y rencontre
aucune filature de coton.
— En Westphalie, la petite ville de Gronau — 8.500
habitants — déjà citée à propos de la plus grande fila
ture d’Allemagne, possède environ 550.000 broches ré
parties entre huit filatures et en ne comptant la plus
grande qu’à 220.000; (en lui attribuant 320.000 broches,
Gronau posséderait 650.000 broches). En outre, 25.000
broches à retordre; mais seulement 1.100 métiers à
tisser.
Gronau paie 58 marks (72 fr. 50) par wagon pour le trans
port des cotons, depuis Brème (distance 180kilomètres).
Bocholt paie 73 marks (91 francs) par wagon (distance
260 kilomètres) [grâce sans doute à la proximité des ports
hollandais. Leur distance respective du bassin bonifier
de la Ruhr n’est que de 100 et de 50 kilomètres.
En Westphalie encore, la petite ville de Bocholt, à peu
de distance également de la frontière hollandaise —
23.900 habitants — compte 150.000 broches à filer et