fullscreen: L' arbitrage international chez les Hellenes

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A. RÆDER 
sortant de la Ligue doivent rendre leurs comptes. C’est là que l’on 
décide de la guerre ou de la paix. A côté des fonctionnaires se trouve 
un conseil composé de personnages choisis dans les diverses villes ; 
le conseil n’est pas permanent, mais tient de fréquentes réunions. 
Les anciens auteurs qui ont décrit cette époque, ne donnent mal 
heureusement aucune réponse à la question de savoir, comment 
étaient tranchés les différends entre les états qui étaient membres d’une 
même ligue. On ne peut même tirer aucune conclusion sur ce point 
de Polybe. Ici aussi nous en sommes réduits, à ce que nous pou 
vons conclure des cas isolés qui nous sont parvenus. 
Il faut donc que nous commencions par examiner les cas que 
nous connaissons de décisions arbitrales au sein des ligues. 
Dans la Ligue achéenne nous connaissons six cas de ce genre. 
Une inscription trouvée à Troizène en 1899 contient des fragments 
d’une décision de l’assemblée populaire de Troizène, où celle-ci dé 
cide de faire trancher par l’arbitrage un différend dans lequel la 
ville s’était engagée avec une autre ville 1 . Le différend portait sur 
un acte arbitraire commis par Troizène contre des citoyens d’une autre 
ville. L’inscription contient le compromis conclu à l’occasion de l’affaire ; 
on devait prier Athènes d’envoyer trois de ses citoyens comme arbitres. 
Les caractères employés font situer cette inscription au commencement 
du second siècle. A cette époque Troizène était membre de la Ligue 
achéenne ; elle l’était devenu en 243 en même temps que Corinthe ; 
nous ne savons pas avec quelle ville existait le différend, on peut 
supposer que c’était Epidaure, Hermione ou Mégare. Toutes celles- 
ci étaient membres de la Ligue achéenne à l’époque à laquelle nous 
renvoie l’inscription. C’est pourquoi nous sommes sans doute ici 
en présence d’un cas où il s’agit d’un différend entre villes appar 
tenant toutes deux à la Ligue achéenne. La Ligue elle-même n’est 
pas mentionnée dans la partie de l’inscription qui est venue jusqu’à 
nous ; mais dans le début qui manque, il est peut-être dit que 
1 n° XLVII.
	        
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