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L’ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES
Comment ces états fédérés s’organisèrent-ils par rapport à la so
lution des différends pouvant surgir entre les divers états à 1 intérieur
de la ligue? Sans doute on peut ici nous faire 1 objection que nous
ne sommes plus en face d’une question concernant 1 arbitrage inter
national : Les différends entre deux états appartenant à une sem
blable ligue deviennent une question interne et non internatio
nale. Freeman envisage la question à ce point de vue lorsqu il
écrit 1 «An injury done by one State to another State or to a
citizen of another State is not a matter of international wrong;
it is a mere breach of the peace to be rectified by the federal courts,
or, if need be, to be chastised by the federal army. » Envisager l’arbi
trage de cette manière ne concorderait pas du tout avec la manière
dont les états en question eux-mêmes considéraient la situation, pas
plus d’ailleurs qu’avec les formes qui, d après ce que nous savons,
étaient généralement appliquées, et qui avaient une certaine couleur
internationale.
Les états grecs groupés en ligues dont les plus importantes étaient
l’achéenne et l’étolienne étaient organisés de cette manière que les
divers états qui appartenaient à la ligue étaient complètement indé
pendants à l’intérieur. Dans leur situation réciproque ils avaient
absolument les mêmes droits ; dans la Ligue achéenne il n’y eut même
pas dans les derniers temps de capitale ; l’assemblée de la Ligue était
tenue tour à tour dans les différentes villes de la Ligue. L’instance
suprême dans les affaires de la Ligue, pour nous en tenir à la Ligue
achéenne comme exemple était l’assemblée de la Ligue, où chaque
état avait une voix sans qu’on tînt compte de sa grandeur. Cette
voix émanait de tous les citoyens de l’état en question âgés de
de plus de trente ans. C’est là que sont édictées les lois qui enga
geront tous les citoyens des villes appartenant à la Ligue. C’est là
que sont nommés les fonctionnaires de la Ligue à la tête desquels
se trouve un stratège et un secrétaire. C’est là que les fonctionnaires
1 1. c. page 102,