PÉRIODE FINALE DU ZOLLVEREIN. Ö37
lion les conditions, dans lesquelles s’accomplis
saient encore à cette époque les échanges, durent
se résoudre à accorder des délais aux négociants
aussi bien qu’aux industriels pour l’acquittement
des droits dédouané, et à les accorder même de plus
en plus longs à la demande des intéressés qui in
voquaient des raisons tirés de la difliculté de soute
nir la concurrence. Mais comme les conditions et
comme aussi les appréciations des autorités n’étaient
pas les mêmes en tous lieux, des pratiques entière
ment divergentes s’implantèrent dans les diverses
contrées formant l’Association. Ainsi, dans plusieurs
il’entre elles, des maisons un peu importantes
avaient un an et même plus pour se libérer en
vers le fisc, tandis que dans d’autres leur libération
ne pouvait se faire attendre au delà d’un petit nom
ine de mois, et la même discordance se remar
quait dans les principes, d’après lesquels les crédits
étaient octroyés. (Je qui avait à l’origine fait admettre
cette facilité, c’est que, conformément à l’état de
choses, contemporain en Allemagne de la création
du Zollverein, le commerçant ou le fabricant ne
pouvait compter qu’au bout d'un temps plus ou
moins éloigné sur la renirée de ce qui lui était dft
par le consommateur ou le preneur, et que notam
ment encore ces spéculateurs devaient avant l’hiver
avoir fait tous leurs approvisionnements jusqu’au
printemps, 1 interruption de la navigation pendant
la saison rigoureuse rendant très-problématique la