ESSAI
SUR
L’IÎNFLIJEINCE l)U HAS EHIX DES BLÉS.
>1. MalUius a défini d’une manière très-exacte la rente de la terre ‘
en disant : « qii’elle consiste dans cette fraction du prcnluit total qui
demeure aux mains du propriétaire après que tous les frais de culture,
quels qu’ils soient, ont été prélevés; fraction qui comprend aussi
les prolits du capital fixe, évalués d’après le taux général et ordi
naire des bénéfices que donnent les capitaux agricoles à une époque
désignée. •
Dès lors, il ne saurait v avoir rente toutes les fois que le taux
ordinaire et général des profits sur les capitaux agricoles, joint
aux avances consacrées à la culture de la tern*, arrive à égaler la
valeur du produit total.
Kt quand ce produit équivaut seulement en valeur aux frais indis
pensables de culture, il ne |icut v avoir ni rente ni profits.
|.ors de rétablissement primitif d’une nation sur une teiTc fertile,
à une époque on cbacun peut aspirer par son cboix à en posséder
une partie, le produit total dont nous venons de parler, dégagé des
frais de culture, constituera les pro/j/.s du capital et appartiendra au
propriétaire de ce capital sans aucune déduction pour la rente.
Ainsi supposons que le capital consacré par un individu sur cette
terre s’élève a la valeur de deux cents quarters de froment, et se
répartisse par moitié en capital fixe, tel que bAtiments, ustensiles,
etc., et en l apital circulant ; si, apivs avoir prélevé le capital fixe et
circulant, le produit définitif restait de cent quarters de froment ou
d’une valeur égale à cent quarters de froment, le profit net du capi-
’ Je me range complètement de l’opinion émise par M. Rossi quant au mot de
/'ermoye. Il le trouve impropre, et il est dans le vrai; car, dans une discussion
théorique sur le prolit foncier, il faut envisager ce prolit dans son acception ge»
nérale i/e et non dans l'acception spéciale, qui est /« répartition u te-
rieure entre te propriétaire et le cultivateur-t'ermier. ^