PREMIERES NOTIONS
sous celle d'une certame quantité soit d'un ling-
d'argent, soit de poudre d'or qu'on pesait. Na-
guére en Chine les marchands portaient tous
une balance et a chaque vente ou achat ils se ser-
valent de la balance — non pour peser la marchan-
dise comme fait aujourd'hui le boucher ou I’épicier,
mais pour peser la monnaie. Ce fut une idée de gé-
nie que d’employer des lingots tout pesés d’avance,
d'un poids déterminé et connu, et de les frapper
d’un sceau destiné a garantir ’exactitude du poids.
On ne sait pas exactement qui le premier a frappé
la monnaie, mais on sait que ce fut dans I’Asie
grecque, tout prés de cette Phénicie qui nous a
donné alphabet.
C’est 4 ce moment-la seulement que s’ouvre 1’ére
de la monnaie proprement dite, telle que nous la
connaissons, de la monnaie frappée. Tout ce qu’on
appelle les unités monétaires, le franc, la livre, le
mark, la couronne, le dollar, le florin, sont de pe-
tits lingots d'un poids fixé par la loi : le franc, par
exemple, c’est un lingot de 5 grammes d'argent
avec une certaine proportion de cuivre.
C’est I'Etat qui met sa signature sous forme
d'un portrait du souverain ou d'une image conven-